mardi 22 août 2017

Sonne le Gong par Avraham Azoulay....


On se sentait trop bien dans ce mois d’août, on avait presque décroché en voyant défiler tous ces touristes. Et soudain le rappel ! Eloul et le retour à la réalité, les slihot, le chofar, venus nous sortir d’un profond étourdissement. Reprise de la course du petit matin, retour au rythme bien réglé, aux devoirs, au  timing plus ordonné … Certains sont déjà effrayés par  ce  fameux compte à rebours des jours qui passent si vite à la fin des vacances et qui nous mènent à  la rentrée des classes. Et oui, elle semblait si loin il n’y a pas si longtemps ! D’autres se réjouissent à l’idée que tout rentre enfin dans l’ordre. Sentiments mitigés face à ce nouveau passage, même si l’expérience et la sagesse aident à surmonter ces moments…
A Tsahal on a déjà entamé la rentrée des ‘’classes’’. Les nouvelles recrues du mois d’août ont intégré les diverses unités. Les analyses et l’inquiétude  vont bon train: davantage d’enrôlement dans l’armée de l’air, les gardes-frontières ou la défense passive et les unités technologiques, moins d’engouement, comme ce fut le cas, pour les unités terrestres combattantes style ‘’Golani’’. Bref, tendance à la défensive. Seule l’unité ‘’Kfir’’ qui opère dans la Judée-Samarie, reste très demandée, les hayalim semblent rechercher l’action.… Doit-on s’interroger sur ce « Je » qui passerait devant le « Nous » ?  Ce phénomène grandissant d’une jeunesse qui veut tout plus vite, en quelques clics, voire un seul, se ressent là aussi. Est-ce l’appréhension du danger face aux enjeux d’un peuple, d’une nation, de notre histoire ou tout simplement une tendance liée au calme relatif qui influerait sur le manque de motivation vers les unités combattantes?
Les Juifs de France aussi, venus en vacances en grand nombre cet été  ont, semble-t-il, ce même genre d’interrogations par rapport à une éventuelle Alya. Certains sont plus axés dans le « comment ? » et le « combien ? », d’autres dans le « quand ? ». Bon nombre d’entre eux aussi ne se posent pas vraiment la question. Cette forte hésitation face à ce changement de direction, a quelque peu ralenti le rythme effréné de l’Alya de France. L’ambiance dans l’Hexagone  semble plus paisible en ce moment entre un Macron rassurant, un léger sursaut de l’économie et un Euro qui se renforce. Résultat des courses: le retour aux sources et donc au bercail, est remis à plus tard.
La soif d’informations, elle, ne connait aucune trêve, ni la production des news d’ailleurs. Ce secteur ne fait que s’accroitre même si les paramètres ont bien changé, liés aux mêmes effets du  plus vite et du plus bref. Mais la vie n’est pas un concentré de mots ou de sensations et  heureux sont ceux qui savent profiter de chaque moment  présent et le partager. Qui mieux que nous pour en témoigner? Nous qui vivons sur cette terre où derrière chaque pierre se cache une histoire et où l’avenir est en pleine ébullition.
Avraham Azoulay

Le comique juif Jerry Lewis, 91 ans, est mort, laissant son rire en héritage....


L'acteur, comédien, réalisateur, inventeur, philanthrope juif américain et l’un des derniers liens au vaudeville Jerry Lewis est décédé dimanche à l’âge de 91 ans. Et c’est le monde entier qui aura perdu un peu de sa drôlerie....

Lewis, né Joseph Levitch à Newark dans le New Jersey, a grandi dans une famille du show-business. Son père, Daniel Levitch, travaillait dans le vaudeville et sa mère, Rae, était pianiste pour la station de radio WOR, qui existe encore de nos jours. Comme le veut la légende, il est monté pour la toute première fois sur une scène à l’âge de cinq ans, entonnant la chanson « Brother, Can You Spare a Dime? » et a accidentellement fait tomber une rampe lumineuse. Sa réaction de surprise a fait rire le public et ouvert la voie à une carrière de comique exceptionnelle.

Il a abandonné le lycée à l’âge de 15 ans et aiguisé ses talents d’acteur. Son jeu le plus connu ? Il mettait un électrophone et faisait un play-back exagéré. Cela paraît simple mais en voyant la manière dont Jerry Lewis pouvait tordre les traits de son visage, la raison de son extrême popularité devient compréhensible. Il travaillait dans le « Borscht Belt » juif, dans les montagnes de Catskills (il s’est longtemps arrêté à l’hôtel Brown de Lake Sheldrake) et, en 1945, à l’âge de 15 ans, il a commencé à fréquenter Dean Martin.
Le beau chanteur italo-américain (né Dino Crocetti) était le pendant parfait au personnage farfelu, anarchique et gamin de Lewis. Leur spectacle sur scène s’est construit sur l’improvisation, dans laquelle Lewis apportait un aimable désordre dans les performances vocales plutôt élégantes de Martin. Martin et Lewis ont connu rapidement le succès comme duo se présentant dans des spectacles organisés dans les discothèques, à la radio, lors des premiers jours de la télévision et finalement à Hollywood, dans des films de fiction. Si leurs premières apparitions au cinéma ont fait partie d’un ensemble (avec « Ma bonne amie Irma », en 1949), ils sont rapidement devenus, par eux-mêmes, des stars.
Depuis la gauche, Rosemary Clooney, Dean Martin et Jerry Lewis. (Domaine public)
Depuis la gauche, Rosemary Clooney, Dean Martin et Jerry Lewis. (Domaine public)
Ils ont fait 15 films dans les années 1950 et sont devenus les acteurs les plus rentables de Hollywood. Ils ont même eu l’honneur d’être les personnages principaux d’une BD de super-héros. Mais les singeries de Lewis volaient tellement la vedette à Dean Martin qu’une séparation du couple est devenue inévitable (quelle que soit la « vraie » raison à l’origine de la séparation, aucune des deux parties ne l’a jamais divulguée). Mais avant que le partenariat ne s’achève au mois de juin 1956, ils ont fait ensemble « Artistes et modèles » et « Un vrai cinglé de cinéma » et c’est là que Jerry Lewis a rencontré celui qui allait devenir son deuxième grand collaborateur, Frank Tashlin.
Tashlin était un ancien animateur de Looney Toons et était lui aussi originaire du New Jersey, monté à Hollywood. Lorsque Dean Martin s’est retiré du duo pour continuer sa carrière de chanteur et de star dans des films tels que « Comme un torrent » et « Rio Bravo » en s’immergeant davantage dans la culture du ‘rat pack’ aux côtés de Frank Sinatra et de Sammy Davis, Jr., Lewis et Tashlin ont inventé les films en technicolor – plus élaborés et hautement mis en scène – qui avaient bien plus de style que les comédies de studio habituelles réalisées à l’époque.
Le cliché entretenu par certains est qu’il suffisait à Jerry Lewis de courir en hurlant pour que les critiques français le qualifient de génie. Mais une fois qu’il a commencé à travailler avec Tashlin, il a alors véritablement commencé à créer des films de cinéma extraordinaires, qui n’avaient plus rien à voir avec le baratin sorti dans les night-clubs : Regardez – pour le plaisir – la scène de danse de « Cendrillon aux grands pieds » (en 1960) ou le gag de la machine à écrire dans « Un chef de rayon explosif » (1963).
Après un certain nombre de films avec Tashlin, et même s’il a continué à travailler à ses côtés de temps en temps, Lewis a commencé à réaliser ses propres oeuvres. Le premier, « Le dingue du palace », tourné à l’hôtel Fontainblue de Miami, était d’abord un projet parallèle (Il avait donné des spectacles dans le night-club de l’établissement). Au cours des jours de tournage, il a principalement assemblé des sketchs dans lequel son personnage (un groom niais) n’avait pratiquement aucun dialogue.
Peu de choses importantes sont survenues à ce moment-là. Lorsque le studio avec lequel il travaillait depuis des années, Paramount, s’est lassé de financer un film en noir et blanc majoritairement muet, Lewis a avancé l’argent qui manquait lui-même (et a fait des bénéfices énormes). Et, puisqu’il jouait tout en réalisant, il a créé un système de play-back en vidéo grâce auquel il pouvait voir ce qui venait d’être filmé, sans attendre, sur le plateau. A cette époque-là, les réalisateurs devaient attendre le développement du film et voir les « rushes » de ce qui avait été tourné. Mais pour les sketchs exubérants de Lewis (particulièrement de la danse), cela ne fonctionnait pas. Personne n’avait imaginé faire cela auparavant et cette technique est devenue rapidement une composante essentielle de la réalisation de films qui aura perduré jusqu’à l’émergence du numérique.
Après « Le dingue du palace », a été tourné le premier chef d’oeuvre de Lewis : « Le tombeur de ces dames ». Film aux couleurs fortes et brillantes, le personnage enfantin de Lewis se trouve opposé à une maison-close remplie de jeunes femmes. (Ce n’est pas trop lubrique et Lewis maintient dans l’ensemble une attitude façon « Beurk, c’est dégoûtant, les filles ! »).
Un grand nombre des influences de Lewis sont manifestes comme l’était la comédie chaotique et perçante d’Adam Sandler. Mais « le tombeur de ces dames » et son énorme maison de poupée ouverte ont directement inspiré « La vie aquatique » de Wes Anderson. Les performances de Lewis, admettons, ne sont pas pour tout le monde mais sa technique cinématique est véritablement extraordinaire.
En 1963 est sorti le plus grand carton de Lewis, « Docteur Jerry and mister love ». Ce conte relevant du Docteur Jekyll et mister Hyde (qui sera repris plus tard par Eddie Murphy) a été notable parce qu’en plus d’interpréter le scientifique planant et maladroit, il jouait aussi le débonnaire Buddy Love, prouvant que Lewis pouvait jouer comme un adulte et même se révéler assez… bel homme ?
Lewis a enseigné dans des écoles de cinéma à la fin des années 1960 et ses élèves de l’Université de Californie comptaient dans leurs rangs George Lucas et Steven Spielberg. Son livre sorti en 1971, « The Total Film-Maker », pouvait présenter un titre un peu pompeux mais s’est révélé très utile pour les jeunes réalisateurs à un moment où il y avait finalement peu de textes mis à leur disposition.
Le comédien Jerry Lewis. (Crédit : CC-SA-2.0/ Patty Mooney)
Le comédien Jerry Lewis. (Crédit : CC-SA-2.0/ Patty Mooney)
A travers les années 1960, Lewis est constamment apparu dans des talk-shows à la télévision et a organisé le téléthon au nom de l’Association de lutte contre la dystrophie musculaire, devenu une tradition du week-end de la fête du Travail à partir de 1966 jusqu’en 2010. Avant la télévision par câble, cette émission, qui durait toute la nuit, mélangeant une diffusion nationale émise depuis Las Vegas et des interventions locales, était très populaire. Le terme « les gosses de Jerry » était utilisé pour décrire les enfants aidés par le programme (il était devenu également une insulte banale dans les cours d’école).
Malgré sa philanthropie, Lewis est devenu, aux yeux du public, plus qu’un perfectionniste : Un râleur. Personne ne savait combien cette attitude était surjouée au nom de la comédie, mais il s’est penché sur ce phénomène en 1983 avec une performance étonnante dans le film de Martin Scorsese « le roi de la comédie ». Où, il jouait un animateur las et inamical de talk-show kidnappé par deux fans déments (Robert DeNiro et Sandra Bernhard.)
Lewis le grincheux a atteint le summum de son personnage lors d’une interview accordée au Hollywood Reporter en décembre 2016. Qu’il ait plaisanté ou non au cours de cet entretien est encore âprement débattu (et si c’était les deux ?…)
Lewis a réalisé treize films comme réalisateur, même si un n’a jamais été découvert par le public – une comédie mal conçue sur l’Holocauste. « The Day The Clown Cried » est l’un des projets les plus célèbres de l’histoire du cinéma. Dans la mesure où Lewis travaillait en indépendant, il a pu estimer que le film qu’il était en train de réaliser ne fonctionnait tout simplement pas. Même s’il ne se distinguait pas dans son approche du film de 1998 « La vie est belle » (qui avait remporté deux Oscars à sa star et réalisateur Roberto Begnini), « The Day The Clown Cried » raconte l’histoire d’un artiste de cirque qui tente d’arracher un sourire aux enfants d’Auschwitz. Pendant des décennies, les journalistes ont demandé à Lewis s’il sortirait un jour le film, et la réponse a toujours été « non ».
Jerry Lewis dans 'The Day the Clown Cried' (Capture d'écran /YouTube)
Jerry Lewis dans ‘The Day the Clown Cried’ (Capture d’écran /YouTube)
Lewis a visité Israël pour la première fois en 1981, même s’il a affirmé avoir acheté un billet d’avion en 1967 au moment où la guerre des Six Jours avait éclaté. Son oeuvre a rarement été explicitement juive mais, comme les Marx Brothers, elle peut se lire facilement de cette façon.
Parmi les distinctions qu’il aura reçues, un Oscar honoraire, la légion d’honneur en France et le Hall of Fame du New Jersey. Il laisse derrière lui son épouse, SanDee, et une fille, Danielle, ainsi que cinq fils (dont Gary Lewis de Gary Lewis and the Playboys) d’un précédent mariage. Ce soir, poussons un cri perçant, cognons-nous : Ce sera la plus belle manière de lui rendre hommage.

Les débuts de la voiture électrique Renault Zoé en Israël....


Vendue au prix de 132,000 shekels, la commercialisation de la voiture électrique Renault Zoé a débuté début 2017 en Israël. L’Etat d’Israël fournit des  Renault Zoé aux employés du gouvernement et les fonctionnaires israéliens vont tester la voiture électrique la plus vendue en Europe.
Dans le cadre d’un projet pilote du gouvernement israélien, les fonctionnaires vont tester les véhicules électriques et sur les parking de leur bureaux, des stations de recharge électrique seront installées. Si l’essai est concluant, des appels d’offres pour le marché public seront lancées, ainsi qu’une campagne d’encouragement à choisir des voitures à faible émission de polluants qui ne consomment pas. 
Environ 200 modèles de la citadine électrique Renault Zoé sont attendus pour servir les villes de Haïfa et de Netanya pour des projets municipaux de location à court terme, à un coût estimé de 130,000 shekels l’unité. Le prix comprend la station de charge et son installation à domicile, ainsi qu’une garantie de 5 ans sur la batterie.
Cinq ans après l’ouverture  dans la Silicon Valley, RENAULT a inaugure son Open Innovation Lab en Israël en juin dernier. Ce laboratoire d’innovation est le fruit de la collaboration entre Renault, dans le cadre de l’Alliance Renault-Nissan, Carasso Motors (importateur Renault en Israël) et The Institute of Innovation in Transportation de Tel-Aviv. L’Alliance a sélectionné Israël qui se situe dans le top 5 des écosystèmes favorables pour les start-up, et qui incluent notamment des structures de recherche universitaires tout aussi reconnues.

Santé : Quels sont les droits des touristes en Israël ?


Lorsque un touriste entreprend un voyage, il s’enquiert en général de prendre avant de partir une assurance couvrant les éventuelles dépenses de santé survenant lors de son séjour.

L’assurance maladie française peut procéder à un remboursement forfaitaire des soins inopinés à l’étranger (il n’existe pas de convention de soins entre la France et Israel) , dans la limite des tarifs français de la sécurité sociale (demander le formulaire Cerfa n°12267*03 prévu à cet effet) . Certains soins peuvent cependant être très chers. Il est donc recommandé de souscrire un contrat d’assistance ou d’assurance, qui garantit le remboursement des frais médicaux engagés et le rapatriement sanitaire, en cas de maladie à l’étranger.
 Si vous êtes détenteur d’une carte de crédit, il se peut que vous souscriviez à une assurance maladie , et que celle-ci soit  suffisante pour couvrir d’éventuels frais de santé lors de votre séjour. Vérifiez donc avec votre banque.
 En Israël, des compagnies d’assurances proposent des caisses d’assurance maladie (Macabi, Clalit …)  pour les touristes, les citoyens de retour, les étudiants ou les travailleurs étrangers.
Quelques exemples :
        • Harel (explications en anglais –  Permanence téléphonique (”moked” sur site en hébreu)
• Menora (explications en anglais – permanence téléphonique ”moked” sur site en hébreu)
• Clal (explications en anglais)
 Sinon, sachez que les caisses d’assurance maladie en Israël ont donc développé des programmes destinés à ces touristes ou résidents n’ayant pas droit à la couverture sociale.

Ces caisses « Koupot Holim » couvrent une grande partie des services fournis et vous permet d’avoir accès à leurs structures  (Koupat Holim / Mirpaa)  (sauf services particuliers comme le suivi de grossesse).
        • Clalit : a des accords avec les compagnies d’assurance Clal, Menorah et Harel, voir ici
• Maccabi :   programme « Well-Come » (brochure en hébreu), explications en anglais sur son site
• Meuhedet : Programme des assurés étrangers
• Leumit : propose une assurance pour les étrangers, destinée aux étudiants et aux résidents temporaires, avec seulement les services inclus dans le sal briout.
 Le Centre Médical Neve Tsedek vous accueille pour tout type de problème de santé en tant que touriste et vous accompagnera dans toutes vos démarches.

28 minutes entre Tel-Aviv et Jérusalem, c’est dans quelques mois à peine !!!


28 minutes, c’est le temps qu’il a fallu au  TGV sans passagers pour faire le trajet de Tel Aviv à Jérusalem dimanche à l’occasion du premier test,  a rapporté la deuxième chaîne de télévision.
La ligne à grande vitesse dont les travaux ont débuté en 2001 et qui reliera Tel Aviv à Jérusalem entrera en fonction dans moins d’un an, en avril 2018 plus précisément. Actuellement, le temps nécessaire pour relier les deux  principales villes d’Israël est à peu près d’une heure et vingt minutes en train et environ une heure en voiture. 
Le ministre israélien des Transports, Israel Katz, présent lors de cette inauguration s’est félicité et a déclaré selon le Jerusalem Post : « Sur le plan économique, le train à grande vitesse ouvrira de manière définitive Jérusalem au reste du pays ».
Le TGV desservira Tel Aviv , l’aéroport Ben-Gurion et la nouvelle gare de Jérusalem. Trois trains devraient circuler dans chaque direction toutes les heures. Le coût total de l’opération, estimé à environ 4 milliards de shekels en 2001,  sera finalement du double….

Seconde tentative du parlement suisse d’envisager l’interdiction de l’importation de la viande casher....


Le parlement suisse doit de nouveau envisager d’interdire l’importation de viande kasher dans le pays.

Le projet de loi a été présenté à l’Assemblée fédérale suisse en juin qui interdit l’importation de toute viande abattu de manière «inhumaine». L’abattage kasher ( shechita ) et halal correspondent apparemment à la définition, selon le droit suisse, car l’animal est conscient au moment de l’abattage.
Cependant, il n’y a pas encore eu de date fixée pour un vote sur la loi.
Le président de la Fédération suisse des communautés juives, Herbert Winter, a déclaré à la Jewish Chronicle basée au Royaume-Uni, que le projet de loi actuel serait «une limitation massive des libertés religieuses des Juifs» dans le pays s’il est adopté.
Une des raisons a trait à d’autres produits qui seraient soumis à l’interdiction, selon la couverture du journal Tages Anzeiger . Il y en a beaucoup qui s’opposent au projet de loi parce qu’ils ne pourraient plus profiter de leur foie gras ou pâté de foie d’oie.
Il y a environ 18 000 juifs en Suisse, selon le Congrès juif européen. L’abattage de la viande kasher a été interdite dans le pays depuis 1893, mais il y a eu des tentatives pour interdire aussi l’ importation de la viande kasher pendant un certain temps: la tentative la plus récente était en 2003.

La mort de 2000 ans d’Occident en 2 minutes et 37 secondes.....


Aussi nous faut-il, sans répit entre mille assassinats, retrouver souffle comme nous pouvons, avant la prochaine giclée de sang.
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Et pour ce moment de répit dans la douleur, voici l’expression sans doute la plus poétique de notre mort, sa plus belle expression et dont, pourtant, il faut se défendre de tomber amoureux.
À la manière de ce qui s’exprime comme une quintessence de l’intimé au coeur encore battant, pris dans l’interstice survivant entre indifférence post-moderne et hyper-violence d’Orient, quelque chose est né, a aimé et a souri à la vie pendant 2000 ans.
Le nom de ce bel enfant qui aimait tant la liberté, était Occident.
Et voici les images de sa vie et de sa mort, et ce qu’il nous restera de sa poésie (écoute au casque recommandée):
Thème de Camille – Le Mépris de JL Godard, sur une musique de Georges Delerue :
Une femme s’approchant d’une belle maison entourée d’arbres, et l’homme qui l’aime – ou croit l’aimer – lui porte le bras à l’épaule,
Une femme triste, qui doute et s’arrête dans un champs verdoyant,
Une femme libre et nue, qui se sait aimée, et n’a pas à s’excuser pour jouir de sa beauté, et qui porte sensuellement la main sur sa bouche en coeur tandis que l’homme qui l’aime la caresse et la protège à la manière d’une bénédiction qu’il ne veut pas perdre.
Un homme qui court dans les ruines, à la recherche de la femme qu’il aime.
Un dieu grec dominant la Mer d’Egée de son regard bleu, et qui, même s’il n’est pas le vrai Dieu, donne à rêver.
Un couple qui meurt, et dont le caméra-travelling filme sans perversité, la lente envolée des âmes portées ensemble dans leur secrète fidélité ou infidélité, dont nous ne saurons pas juger.
Une femme seule, et qui se retourne,
Une femme qui marche seule, et l’homme qui l’aime courant la rattraper, pour lentement lui prendre la main, lui parler et la rassurer.
Une femme seule, et qui passe la main sur son cou, pour continuer d’être deux jusque dans sa solitude, et qui regarde avec les yeux de l’amour inquiet.
Car l’Amour sait qu’il meurt toujours l’instant d’après.
La main de l’homme qui passe sur l’épaule, et qui invite,
Une femme, assise telle une lionne, et qui, lentement, enlace et embrasse,
Un homme qui gifle, et une femme qui se venge tout en sensualité, glissant entre ses jambes, son pied au parfait dessin.
…Et fait ainsi tomber le coeur de l’homme, qui la remercie d’un baiser.
Car l’amour est l’art de se vaincre l’un l’autre et de mutuellement s’en remercier.
Une femme qui fuit dans la nature,
Une femme portée sur l’eau par des hommes qui l’honorent,
Les sillons de la mer, qui bordent la fuite de la femme, et qui accompagnèrent autrefois l’Odyssée d’Ulysse.
Une femme nue qui pose sa tête sur la poitrine de l’homme qu’elle aime.
Et lui, qui accueille son visage entre ses mains.
Encore la mer et ses sillons qui suivent un grand destin,
Encore la beauté des dieux de pierre, auxquels nous pardonnons de n’être pas le Dieu Vivant.
Un homme qui rêve debout, aux cimes des arbres et faisant face aux rochers,
Encore, la mort tragique des amoureux, la poésie des corps inertes qui disent ‘je t’aime’ sans plus qu’il soit besoin de le prononcer, le bleu des mers mêlé à celui des Cieux,
Et obsédante, cette musique descendue des Cieux que nous offre l’intemporel poète Georges Delerue.
C’est toute cette poésie – et le charme infini de ses faux-semblants lui donnant corps entre les coeurs – que nos ennemis veulent assassiner.
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