dimanche 27 mai 2018

Attitude morale de la Tchéquie....


La Tchéquie fait partie des rares pays qui sauvent l’honneur de l’Union européenne. Evoquant les événements qui se déroulent depuis des semaines le long de la clôture de sécurité entre Israël et la bande de Gaza, le ministre tchèque des Affaires étrangères Martin Stropnický a attribué l’entière responsabilité de la situation au Hamas. Comme quoi, c’est possible!
Sur le site officiel de son ministère, Martin Stropnický a notamment écrit: “Aucun pays n’aurait accepté de telles provocations. Le Hamas n’en a cure des habitants de Gaza, et ce qu’il fait est du terrorisme. Son seul but est d’attirer l’attention de la communauté internationale contre Israël”. Le ministre a également réfuté l’argument imposé les médias selon lequel la flambée de violences serait la conséquence du transfert de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem: “Le conflit existe depuis de nombreuses années mais le Hamas a exploité ce transfert pour ses propres besoins”.
Martin Stropnický a aussi repris l’argument logique avancé par Israël: “Comme  c’est le Hamas qui est seul maître dans la bande de Gaza il porte la responsabilité exclusive de ce qui s’y déroule y compris de ce qui se passe ces dernières semaines à la frontière entre la bande de Gaza et Israël. Le Hamas est sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne et ne reconnaît pas droit d’Israël à l’existence. Vouloir forcer la clôture et pénétrer en territoire israélien est un acte terroriste. De la bouche même des dirigeants du Hamas, l’immense majorité des personnes tuées étaient membres de l’organisation”.
Enfin, le ministre a écrit: “On peut voir comment le Hamas traite sa propre population à Gaza. Des membres de l’organisation ont mis le feu à la partie gazaouie du terminal de Kerem Shalom, où passe quotidiennement l’aide humanitaire. Il faut aussi rappeler que ce ‘petit détail’, que le Hamas envoie femmes et enfants au centre des affrontements afin de pouvoir ensuite accuser Israël de leur mort”.
“Il est temps d’appeler les choses par leur nom”, a-t-il conclu avec lucidité.
L’ambassadeur d’Israël à Prague, Daniel Meron, a réagi en félicitant le ministre des Affaires étrangères: “Merci au ministre d’avoir dévoilé la vérité sur la cause des violences dans notre région. Ces propos traduisent les relations toutes particulières qui règnent entre nos deux pays et le fait qu’Israël et la Tchéquie partagent des valeurs communes et des événements historiques communs. Il y a 70 ans exactement, c’est la Tchéquie qui a aidé l’Etat d’Israël naissant, durant la guerre d’Indépendance. Et aujourd’hui, elle continue à nous aider dans notre guerre contre la propagande”.
Le président tchèque Miloš Zeman est considéré comme l’un des amis les plus proches d’Israël parmi les dirigeants européens. Il avait entièrement approuvé la décision du président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et il est favorable au transfert de l’ambassade de Tchéquie dans la capitale israélienne. Il avait aussi sévèrement dénoncé l’attitude hostile de l’Union européenne après la déclaration du président américaine, la qualifiant de “lâche”.
Cette attitude qui honore la Tchéquie et son gouvernement met encore davantage en contraste celle de l’Union européenne et de nombreux de ses dirigeants qui ont condamné Tsahal ou dans le meilleur des cas renvoyé Israël et le Hamas dos-à-dos.

Israel : Le soldat blessé par un bloc de marbre est décédé...


Le sergent Ronen Lubersky hy”d, très gravement blessé à la tête jeudi par le jet d’un bloc de marbre est malheureusement décédé shabbat à l’hôpital Hadassa Ein Karem de Jérusalem.
Lors d’une opération pour arrêter un commando de terroristes auteurs de tirs, dans le camp d’Al-Amri, près de Ramallah, un habitant avait lancé un lourd bloc de marbre depuis le 3e étage d’un immeuble sur le groupe de soldats qui passaient en-bas. Le jeune soldat avait reçu le bloc en pleine tête, et malgré le casque qu’il portait, il a été mortellement blessé.
Ronen Lubersky était âgé de 20 ans et habitait Rehovot.
Le président de l’Etat Reouven Rivlin a exprimé sa “grande tristesse”. Il a rappelé qu’il avait parlé vendredi aux parents du jeune soldat pour leur demander de ses nouvelles. Reouven Rivlin a également tenu à réconforter les officiers et soldats de l’unité Duvdevan qui sont ébranlés par la perte de Ronen hy”d.
Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a exprimé sa tristesse et a adressé ses condoléances à la famille. Il a promis que les forces de sécurité retrouveront l’auteur de cet assassinat et qu’il sera châtié.
Le ministre de la Défense Avigdor Lieberman a également réagi: “Ce shabbat nous avons perdu le sergent Ronen Lubersky, combattant de l’unité Duvdevan, blessé lors d’une opération antiterroriste. Il s’agit d’une unité d’élite qui livre jour et nuit une guerre interminable contre des terroristes recherchés. J’adresse mes condoléances à la famille au nom du peuple d’Israël et je suis de près les efforts des forces de sécurité pour retrouver l’auteur de ce crime et le juger”.
Photo Famille

Policier agressé à Saint-Quentin: «À la cave comme le juif Halimi»


Plusieurs hommes ont été jugés pour avoir violenté et humilié un fonctionnaire de police de Tergnier dans un hall d’immeuble du quartier Europe.

Pas facile de juger une affaire sereinement quand les prévenus prennent la parole à tort et à travers, comme ce mardi 22 mai au tribunal. Deux jeunes gens, un primo-délinquant de 23 ans, qui reconnaît sa responsabilité, et un multi-récidiviste de 25 ans, qui clame son innocence, comparaissent pour des violences contre un policier de Tergnier qui n’était, lors des faits, pas en service. «  Je savais pas que c’était un flic, lance le premier. Quand on me l’a dit, je suis parti en courant.  »
Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.
Le 18 novembre 2015, la victime pénètre dans le hall du 22, rue Gustave-Eiffel, quartier Europe à Saint-Quentin. L’homme rend visite à sa tante. Il tombe alors nez à nez avec plusieurs individus qui traînent là, un joint au bec. L’un d’eux lance : «  C’est un keuf  ». Tous l’entourent, il reçoit deux coups de poing au visage, tombe, se relève, ils rient. «  Les keufs, les juifs et les Français, on va tous les tirer à la kalach.  »

« Il puait l’alcool, il tenait des propos incorrects »

Ces derniers propos, c’est le troisième prévenu, absent à l’audience, qui les tient. Condamné une 17e fois à 4 mois de prison ferme, l’homme de 27 ans l’est aussi pour avoir ajouté : «  À la cave comme le juif Halimi  ». Après les coups et les menaces, le visiteur est contraint à baisser son pantalon, ce qu’il fait, avant d’être autorisé à le remettre. La scène dure «  une bonne demi-heure  », ainsi que le rappelle la présidente Moussouni en résumant le dossier.
Devant celle-ci, le prévenu assumant les violences, pour lesquelles il écope de 4 mois de sursis, les justifie de manière confuse. «  Il est venu dans le bloc, il était pas de là. Il puait l’alcool, il tenait des propos incorrects, je voulais pas lui parler, on s’est mal parlé. Je lui ai mis deux coups, c’est vrai que c’est moi qui commence. Moi, j’étais là tout seul, assure-t-il après avoir dit l’inverse en procédure, c’est déjà bien que j’assume mes actes.  » À son côté, son co-prévenu pour avoir bloqué la porte lors de l’altercation et usé de violence se retient d’exploser.
Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.
Pour la énième fois de l’audience, à tel point que la présidente le menace d’expulsion du prétoire, il réfute avoir même été sur place. «  J’ai l’impression que vous voulez tout mettre sur moi. Notre parole, c’est du vent.  » Après la plaidoirie de son avocate, il se lance dans une ultime défense non dénuée d’une certaine éloquence. Peut-être a-t-elle convaincu ses deux juges, ils le relaxent.
Source : Aisnenouvelle

samedi 26 mai 2018

Une étude sur le cancer des juifs ashkénazes servira pour les tests génétiques....


Le public américain est invité à s'inscrire en ligne pour des examens. Le processus innovant sur la mutation génétique permettra de sauver des vies selon les chercheurs.

NEW YORK (JTA) – Une nouvelle étude fournira des tests gratuits pour trois mutations qui augmentent considérablement le risque de développer un cancer du sein, des ovaires et de la prostate chez les personnes d’ascendance juive d’Europe de l’Est.
Lancée la semaine dernière, l’étude BRCA Founder Outreach Study (BFOR), testera 4 000 hommes et femmes dans quatre villes américaines – New York, Los Angeles, Philadelphie et Boston – pour détecter des mutations du gène BRCA plus fréquentes chez les juifs ashkénazes. Ceux qui sont positifs à l’une des mutations recevront un conseil génétique pour déterminer les prochaines étapes.
« Nous pensons que c’est important parce que cela sauvera des vies », a déclaré le Dr Kenneth Offit, qui siège au comité exécutif de l’étude, à JTA plus tôt ce mois-ci.
Le gène BRCA est présent chez tous les humains, mais les mutations peuvent le faire réagir de façon inadéquate et augmenter le risque de développer certains cancers : du sein et des ovaires chez la femme, des poumons et de la prostate chez l’homme. Les personnes d’origine juive ashkénaze sont 10 fois plus susceptibles d’avoir une mutation du gène BRCA que la population générale, une personne sur 40 portant une mutation dans le gène.
Mais le but de l’étude ne se limite pas au cancer ou aux juifs ashkénazes, a déclaré M. Offit, qui est chef du service de génétique clinique au Memorial Sloan Kettering Cancer Center.
« Nous pensons qu’il s’agit d’un modèle pour l’avenir des tests génétiques dans les soins de santé », a-t-il ajouté.
Ce qui est nouveau dans la façon dont les tests sont effectués dans le cadre de l’étude sur les exigences professionnelles justifiées, a dit M. Offit, c’est le fait que les patients s’inscrivent en ligne et peuvent choisir de recevoir leurs résultats de leur médecin de famille. Le test sera gratuit pour les participants, et l’étude est ouverte à toute personne de plus de 25 ans ayant une assurance maladie et au moins un grand-parent d’origine ashkénaze.
Dr Kenneth Offit. (Courtoisie du Memorial Sloan Kettering Cancer Center via JTA)
« Cette étude est différente parce que nous faisons un effort pour nous assurer que les tests ne soient pas effectués sans votre médecin. Nous cherchons vraiment à obtenir la participation des médecins », a déclaré M. Offit.
En 1996, Offit a découvert la mutation génétique BRCA la plus fréquente chez les juifs ashkénazes, mais il a déclaré que la grande majorité des personnes n’ont pas été testées pour la mutation ou les deux autres qui sont prévalentes dans le groupe.
« Dans la communauté juive [achkénaze], où ces mutations sont assez fréquentes, nous estimons que 90 % des personnes qui pourraient être testées ne l’ont pas été », a-t-il dit.
Offit a dit que certaines personnes ont peur de découvrir les résultats et considèrent les tests comme trop compliqués. En outre, les compagnies d’assurance ne couvrent que le dépistage pour les personnes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein, des ovaires et de la prostate, mais jusqu’à 40 % des personnes atteintes de la mutation n’ont pas d’antécédents familiaux pour ces types de cancer, selon Offit. Une étude israélienne publiée en 2014 recommandait que toutes les femmes ashkénazes âgées de 30 ans et plus soient soumises à un dépistage des mutations du gène BRCA.
Les femmes atteintes d’une mutation du gène BRCA présentent un risque de cancer du sein pouvant aller jusqu’à 80 % et de cancer des ovaires, jusqu’à 40 %. Les hommes avec une mutation ont un risque accru de développer un cancer du poumon et de la prostate.
L’étude BFOR, qui a reçu un financement de la Fondation Sharon Levine Corzine, de la Fondation pour la recherche sur le cancer du sein et d’autres donateurs, permet aux personnes de s’inscrire sur leur smartphone ou ordinateur et de passer des tests dans un laboratoire local. Ils peuvent choisir de recevoir les résultats de la part d’un médecin de famille ou d’un spécialiste du cancer. Les médecins recevront une formation sur la façon d’assurer un suivi psychologique en cas de test positif.
Pour ceux qui sont positifs au test de dépistage d’une mutation du gène BRCA, certaines mesures peuvent être prises pour réduire le risque de cancer, a dit M. Offit. Comme le cancer des ovaires est presque toujours découvert à un stade avancé, il est recommandé d’enlever chirurgicalement les ovaires des femmes porteuses d’une mutation du gène BRCA après la fin de la grossesse. En ce qui concerne la réduction du risque de développer un cancer du sein, certaines femmes choisissent de subir une mastectomie, tandis que d’autres choisissent de se faire dépister fréquemment.
Les hommes devraient faire l’objet d’un dépistage régulier du cancer de la prostate, notamment au moyen d’un test visant à mesurer le taux de PSA, une protéine qui pourrait indiquer un cancer de la prostate. Offit a indiqué que les médecins devraient utiliser un seuil de coupure plus bas pour le niveau de PSA pour les hommes qui ont une mutation BRCA afin d’effectuer une biopsie pour vérifier le cancer.
Les hommes devraient faire l’objet d’un dépistage régulier du cancer de la prostate, notamment au moyen d’un test visant à mesurer le taux de PSA, une protéine qui pourrait indiquer un cancer de la prostate. Offit a indiqué que les médecins devraient utiliser une valeur seuil inférieure pour le niveau de PSA pour les hommes qui ont une mutation BRCA afin d’effectuer une biopsie pour dépister le cancer.
Offit espère en apprendre davantage sur la façon dont les gens choisissent de connaître les résultats du test – que ce soit par l’entremise de leur médecin de famille ou d’un spécialiste – et sur le nombre de médecins de famille qui se sentiront en mesure de communiquer l’information à leurs patients.
« Oui, nous allons faire passer des tests à de nombreuses personnes d’origine ashkénaze et nous sauverons certainement des vies parce que nous le savons », a-t-il dit, « mais l’objectif de la recherche est d’améliorer la façon dont nous offrons cette information à l’ensemble de la population ».
Offit a indiqué que des tests similaires pourraient être offerts à la population en général pour un grand nombre de maladies.
Le comité exécutif est composé de médecins des institutions des quatre villes. M. Offit espère lancer une étude plus vaste dans le courant de l’année.
Pour ceux qui ne sont pas admissibles pour participer à l’étude, il recommande de consulter un médecin au sujet des facteurs de risque. Pour les personnes qui n’ont pas d’antécédents familiaux de cancer du sein, des ovaires ou de la prostate, l’assurance maladie ne couvre pas le dépistage des mutations du gène BRCA. Dans ces cas, Offit recommande un dépistage régulier du cancer du sein et de la prostate.

Prochaine cible de l’industrie de défense d’Israël : l’Afrique....


Les exportations israéliennes de défense ont grimpé de 40% en 2017. La raison de cette augmentation fulgurante se trouve en Asie où les pays faisant face à la montée des tensions et du terrorisme, multiplient leurs fournisseurs d’équipement militaire. L’Inde, plus gros budget militaire de la région, devient le premier client militaire d’Israël qui profite des très bonnes relations entre les deux Premiers ministres pour se faire une place confortable sur ce marché d’avenir. Prochaine cible de l’industrie de défense israélienne : l’Afrique.
Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, a salué le « résultat remarquable » et le « travail acharné » de la SIBAT (Direction de la coopération militaire internationale du ministère israélien de la Défense) et des industries de défense qui auraient signé pour 9,2 Mds$ (7,7 Mds€) de contrats l’an passé (une hausse de 41,5 % par rapport à 2016 pour être précis), assurant à Israël sa place parmi les dix premiers pays exportateurs d’armement.
Selon le directeur de la SIBAT, Michel Ben-Baruch, il s’agit de la troisième année consécutive d’augmentation des exportations dans le domaine de la défense, un « accomplissement extraordinaire (…) qui atteste avant tout de l’estime et du prestige accordés aux industries de défense du pays dans le monde et de la demande pour leurs produits. » 
Effectivement, les industriels d’armement israéliens multiplient les contrats et les relations de long terme avec divers clients autour du globe, leurs avantages : « des technologies avancées et de haute qualité basées sur des solutions uniques de l’armée qui ont fait leurs preuves ». Il est vrai, et logique, que le label « combat proven » est très recherché par les clients du marché de défense, et il est tout aussi vrai que la situation sécuritaire autour des frontières d’Israël aide à prouver l’efficacité de la technologie israélienne.
Selon la SIBAT, en 2017, les exportations de systèmes de défense aérienne/anti-missiles compteraient à elles seules pour un tiers des exportations totales. Suivent les radars (17%), l’aéronautique militaire (14%), les munitions conventionnelles (9%), les systèmes de communication (9%), ceux d’observation (8 %), les drones (2%, un chiffre qui semble décevoir en Israël au vu des nombreuses années d’investissement dans ce domaine) et enfin les systèmes navals et les satellites, 1% chacun.
Si l’on met en parallèle le poids des systèmes de défense aérienne/anti-missiles avec la première destination des équipements israéliens – la région Asie-Pacifique avec 58% – on comprend aisément que l’exportation du système de missiles sol-air Barak-8 à l’Inde suffit à faire exploser les chiffres de l’industrie israélienne. En février 2017, l’Inde avait approuvé l’achat de 40 unités de ce système pour une valeur d’environ 2,5 Mds$ (2 Mds€). Trois mois plus tard, Israel Aerospace Industries (IAI) déclarait avoir remporté un contrat supplémentaire de 630 M$ (526 M€) pour fournir le Barak-8 afin d’équiper quatre navires de la marine indienne.
Cette bonne relation fournisseur-client entre l’Inde et Israël est loin d’être une nouveauté, car selon les rapports publiés par SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute), l’Inde pesait à elle-seule pour 49% des achats d’armement israélien sur la période 2013-2017, Israël devenant par là le troisième plus important fournisseur de New Delhi, ce qui n’est pas rien pour un jeune État de 8,8 M d’habitants (dont 150 000 sont employés dans l’industrie de défense) ! Les résultats auraient pu être plus conséquents, si l’Inde n’avait pas annulé l’achat de missiles Spike. Un échec que Netanyahu a tenté de rattraper lors de son déplacement en Inde au début de l’année 2018.
Des clients plus « étonnants » encore, comme le Vietnam qui selon SIPRI serait aujourd’hui le deuxième client des industriels israéliens, suivi par l’Azerbaïdjan ! De nouveaux clients asiatiques émergent pour rapporter quelques millions d’euros de contrats supplémentaires à l’industrie de défense de l’État hébreu, comme les Philippines qui ont commandé des systèmes systèmes radar et antichar. Cette année, ces mêmes industriels – selon le rapport de la SIBAT, la plupart des contrats de 2017 auraient été signés par IAI, Rafael, IMI Systems et Elbit Systems Ltd – étaient sous le feu des critiques (nationales et internationales) car accusés de « vendre des armes » à la Birmanie, zone plutôt « instable » comme on le sait.
Outre une bonne nouvelle pour les IAI et consorts, cette « belle réalisation » permettra au ministère de la Défense « d’augmenter les budgets de recherche et développement, de créer de nouveaux emplois, et surtout d’assurer la supériorité de l’armée israélienne au cours des prochaines années », a ainsi estimé M. Liberman.
Côté marché, notons également que les Israéliens cherchent à se faire une place en Europe (21% des exportations 2017) et en Amérique du Nord (14%), dont la plupart des États sont membres de l’OTAN – et qui chercheraient selon le directeur de la SIBAT à acquérir des systèmes pour la protection frontalière et pour lutter contre les défis du terrorisme croissant, outre la hausse du budget pour les armements convetionnels. Si le continent africain ne compte que pour 5% de la « réussite » israélienne, il est appelé à prendre de l’importance dans les années à venir, le Mindef israélien se préparant cette année à lancer un plan pour séduire les clients africains.

vendredi 25 mai 2018

Le ministère de la Santé à Gaza retire le bébé du bilan des émeutes....


Un porte-parole a déclaré que Layla al-Ghandour "ne fait pas partie des martyrs" dans l'attente des résultats de l'autopsie, après des informations sur une cardiopathie congénitale...

Le ministère de la Santé à Gaza a déclaré qu’un bébé de 8 mois a été retiré du bilan des Palestiniens tués pendants les émeutes à la frontière, le temps que les autorités prennent connaissances des conclusions du médecin légiste.
Layla al-Ghandour faisait initialement partie des 60 Palestiniens tués le 14 mai, lors de la journée d’émeute la plus violente. La mort de bébé avait suscité des condamnations de la violence d’Israël, bien que le ministère de la Santé avait indiqué que l’enfant pourrait ne pas avoir été tuée par l’inhalation de gaz lacrymogènes, mais parce qu’elle souffrait d’une maladie pré-existante.
« Layla al-Ghandour ne fait pas partie des martyrs, parce que nous attendons les rapports », a déclaré le docteur Ashraf al-Qidra, directeur des relations publiques du ministère au journal The Guardian, selon un article publié jeudi.
« Le bébé est arrivé mort à l’hôpital, et la famille a dit qu’elle était à la frontière et qu’elle avait inhalé du gaz », a-t-il ajouté. « Nous ne savions pas si c’est la cause de la mort ou non. C’est pour cela que nous traitons cette affaire. »
Al Qidra avait déclaré au Times of Israel que la mort du bébé faisait l’objet d’une enquête, mais avait refusé de s’engager à la retirer de la liste des Palestiniens tués.
Il avait répondu que le nombre de morts n’avait pas encore été mis en correspondance avec les noms.
Le 15 mai, Al-Qudra a publié une photo de Ghandour sur Facebook et a écrit qu’elle était morte des suites d’une inhalation de gaz.
Les informations selon lesquelles elle serait morte à cause des gaz lacrymogènes tirés par les soldats israéliens lors des manifestations de masse à la frontière de Gaza avec Israël ont occupé une place importante dans la couverture médiatique mondiale de la violence pendant une grande partie de la journée de mardi. Ses funérailles ont été filmées et ont fait la une des journaux télévisés et des journaux.
Photo de Layla Ghandour postée par le porte-parole du ministère de la Santé de Gaza le 15 mai 2018. (Facebook)
Mardi après-midi, cependant, un médecin de Gaza a déclaré que Ghandour souffrait de problèmes de santé préexistants et qu’il ne croyait pas que sa mort avait été causée par les gaz lacrymogènes. Il a parlé sous couvert de l’anonymat parce qu’il n’était pas autorisé à divulguer des informations médicales aux médias.
Dans un article publié par l’AFP mardi après-midi, la mère du bébé, Mariam al-Ghandour, a déclaré : « Les Israéliens l’ont tuée ».
On n’a pas demandé à la mère du bébé si celui-ci avait des problèmes de santé préexistants, et la famille a indiqué qu’elle était en bonne santé.
Puis, jeudi dernier, un article du New York Times déclarait que la famille reconnaissait que le bébé n’était pas en bonne santé. « La famille Ghandour a reconnu que Layla souffrait d’un canal artériel persistant, une cardiopathie congénitale communément décrite comme un trou dans le cœur.
Malgré les interrogations qui subsistent, la mort du bébé aurait fait l’objet d’une caricature publiée cette semaine, dans laquelle on voit un soldat israélien forcer un bébé à boire du poison. Une photo du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbad censée attester de l’amélioration de son état de santé, montre le dirigeant en train de lire ce journal. Certains y ont vu un message délibéré envoyé à Israël.
Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, en convalescence à l’hôpital et lisant un journal au verso duquel figure une caricature représentant un soldat israélien empoisonnant un bébé palestinien, 22 mai 2018. (Agence de presse Wafa)
Le ministère de la Santé de la bande de Gaza, dirigé par le Hamas, avait initialement déclaré mardi que 60 Palestiniens avaient été tués lors d’affrontements violents le long de la frontière du territoire avec Israël la veille.
Huit des personnes tuées par des coups de feu dans les affrontements étaient des enfants, selon le ministère.
L’armée israélienne a déclaré que 24 des personnes tuées étaient des membres du Hamas et des groupes terroristes du Jihad islamiquepalestinien. Plus tard , le Hamas et le Jihad islamique palestinien ont reconnu que 13 des morts étaient ses membres. Et mercredi, un responsable du Hamas a déclaré que 50 des morts étaient des membres du Hamas.
« Dans les dernières vagues d’affrontements, si 62 personnes sont mortes en martyrs, 50 des martyrs appartenaient au Hamas et 12 au peuple. Comment le Hamas peut-il en tirer profit s’il paie un prix aussi cher ? », a déclaré Salah Bardawil, responsable du Hamas, dans une interview accordée à la chaîne d’information palestinienne Baladna.
Israël a accusé le groupe terroriste du Hamas d’encourager les manifestations et de les utiliser comme couverture pour tenter de perpétrer des attentats terroristes, notamment en tirant sur les soldats et en tentant de franchir la clôture de la frontière.
Un Palestinien tente de faire tomber une partie de la barrière frontalière entre Israël et Gaza à l’est de la ville de Gaza, dans le centre de la bande de Gaza, lors du cinquième vendredi consécutif d’émeutes de masse le long de la frontière entre Gaza et Israël, le 27 avril 2018. (AFP Photo/Mahmud Hams)
Mariam Ghandour, elle-même âgée de 17 ans, a expliqué à l’AFP qu’elle avait un rendez-vous chez le dentiste « alors j’ai laissé Leila avec mes frères à la maison ».
« Mon petit frère l’a prise et est allé à la frontière », a-t-elle expliqué.
Le frère, Ammar, 11 ans, a dit qu’il pensait à tort que sa sœur était à la frontière avec sa mère et d’autres membres de sa famille. « Alors je l’ai emmenée avec moi dans le bus ». Et d’ajouter : « Je sens que je suis responsable (de sa mort) ».
Près de la frontière, il a finalement trouvé sa mère Heyam et lui a remis Leila. Ils ne sont restés que quelques minutes, a insisté Heyam, avant que les gaz lacrymogènes ne retombent sur eux.
« Je pouvais à peine respirer », a-t-elle précisé. « Nous nous sommes éloignés des fumées de gaz et avons donné Layla à ma sœur et sommes partis à la recherche de deux autres enfants pour que nous puissions partir. Elle buvait du jus de fruit mais pleurait beaucoup. Puis elle s’est tue. Je croyais qu’elle dormait. »
Ce n’est que lorsqu’ils sont descendus de l’autobus qu’ils ont remarqué que sa peau était devenue bleue, a précisé la famille.
« Je me suis précipité à l’hôpital. Ils m’ont dit qu’elle était morte depuis plus d’une heure », a déclaré Heyam.

Iran : tout enrichissement sanctionné par des frappes ©


Si l’Iran reprend l’enrichissement, les Etats-Unis et Israël s’apprêtent à attaquer ses installations

Ayatollah Ali Khamenei : Si l’Europe ne parvient pas à soutenir l’Iran contre les Etats-Unis, Téhéran va reprendre l’enrichissement d’uranium.
Il cherche des ennuis.
Le chef suprême iranien, l’ayatollah Khamenei, a tenté mercredi 23 mai, de contrecarrer l’ultimatum du secrétaire d’Etat Mike Pompeo, par un tour de son crû, en utilisant les puissances européennes, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne. Les dictats qu’il leur a présentés comprenaient les mentions suivantes :
les banques européennes doivent protéger le commerce avec l’Iran et arrêter de chercher à engager de nouvelles négociations sur le programme de missiles balistiques iraniens et les activités régionales au Moyen-Orient à seules fins de satisfaire le président américain.
Les Européens doivent en outre garantir les ventes de pétrole de l’Iran et indemniser Téhéran pour les pertes subies à cause des sanctions américaines. Si l’Europe ne répond pas aux exigences de Khamenei, l’Iran va retourner à ses activités d’enrichissement de l’uranium.
C’était la première réponse autorisée de Téhéran à la décision de l’administration Trump de se retirer de cet accord et à la menace de sanctions sévères de Pompeo, à moins que Téhéran ne change de comportement. Les dirigeants iraniens n’auront pas oublié qu’à la fin avril, le président Trump a menacé de “graves conséquences” leur reprise de l’enrichissement d’uranium et ils auront pris en compte que ces conséquences pourraient entraîner une frappe militaire américaine et / ou israélienne sur leurs installations d’enrichissement. 
L’Iran a donc accéléré le déploiement de systèmes avancés de défense contre les missiles surface-air (SAM) Bavar-373 autour de ces installations.
Les stratèges iraniens savent également que les avions des forces aériennes américaines et israéliennes sont armés d’armes capables de détruire les batteries Bavar-373. Le 24 avril, des avions de combat israéliens ont bombardé ces systèmes lors d’une frappe aérienne sur les dépôts d’armes et les centres de commandement de la 47 e division de l’ armée syrienne, à l’ extérieur de Homs. Mais les missiles iraniens venaient d’être livrés et étaient encore emballés dans des caisses et donc, non opérationnels.
Au beau milieu de ces roulements de tambours de guerre, le commandant de l’armée de l’air israélien, le major général Amikam Nurkin, a montré l’image d’un avion furtif F-35 survolant Beyrout, lors d’une réunion, mercredi, de 20 chefs des forces aériennes qui passent la semaine en Israël. Il transmettait le message que si l’avion furtif F-35 pouvait atteindre le ciel au-dessus de Beyrouth, il était également capable de survoler Téhéran et d’atteindre le centre d’enrichissement de Natanz.
Israël est maintenant de retour à la case départ, c’est-à-dire en 2012, quand le Premier ministre Binyamin Netanyahou, Ehud Barak, alors ministre de la Défense, et Eliezer Shekedi, chef de l’armée de l’air à l’époque, ont convoqué Tsahal pour attaquer les installations nucléaires iraniennes, mais seulement pour en être retenus par les pressions de l’administration Obama, qui, alors voulait parvenir à tout prix à des négociations nucléaires avec Téhéran.

Attitude morale de la Tchéquie....

La Tchéquie fait partie des rares pays qui sauvent l’honneur de l’Union européenne. Evoquant les événements qui se déroulent depuis des...