dimanche 25 juin 2017

Salon de l’aéronautique de Paris : la firme israélienne Aeronautics dévoile deux nouveaux drones.....


Sur le salon de l’aéronautique de Paris la firme israélienne Aeronautics a dévoilé deux nouveaux drones. L’Orbiter 4 est dédié principalement aux missions maritimes avec son autonomie de 24 heures et sa capacité d’embarquement de deux charges d’équipements pour un poids de 50 kg.

Pour ces deux charges, l’appareil peut exploiter différents radars (patrouille maritime, synthèse d’ouverture), un capteur d’interception, une charge électro-optique, ou encore un satellite de communication.
Aeronautics a dévoilé aussi son Pegasus 120, un multi-rotor pouvant soulever jusqu’à 75 kg de charge qui se destine aux missions militaires spéciales. (http://www.drone-actu.fr)
Le Salon international de l’aéronautique et de l’espace de Paris-Le Bourget, plus connu sous le nom de Salon du Bourget, ou sous le sigle SIAE, est une des plus importantes manifestations internationales de présentation de matériels aéronautiques et spatiaux, se déroulant à l’aéroport du Bourget, au nord-est de Paris.
Connu des anglophones sous le nom de Paris Air Show, il est organisé tous les deux ans (années impaires), en alternance avec le Salon aéronautique de Farnborough en Angleterre, et le Salon aéronautique international de Berlin (ILA) en Allemagne. Il est le premier rendez-vous de l’industrie aéronautique mondiale, juste avant celui de Farnborough.
Le salon comprend des journées réservées aux professionnels et des journées ouvertes au grand public. Les constructeurs présentent souvent leurs aéronefs les plus récents dans des démonstrations en vol.

Cardinal Kurt Koch : “j’ai choisi le patron de mon action œcuménique, c’est le prophète Moïse !”


Le cardinal Kurt Koch est depuis des années au Vatican le responsable de l’œcuménisme inter-chrétiens et des relations avec le judaïsme.

Le prélat suisse est passionné par son engagement au service de l’unité des chrétiens et des retrouvailles fraternelles avec les juifs.
A la suite du pape François qui poursuit l’action menée par ses prédécesseurs Jean-Paul II et Benoît XVI, le cardinal Koch accompagne l’Eglise vers la pleine conscience de son enracinement dans le judaïsme, selon le mandat officiel que lui a réitéré le pape François après Benoît XVI. Le souverain pontife actuel, recevant une délégation de rabbins et intellectuels juifs menée par le rabbin argentin Skorka, affirme :
« la Torah, enseignement vivant du Dieu vivant, manifeste l’amour paternel et viscéral de Dieu, un amour qui devient alliance ». Le pape François ajoute que « au milieu de tant de paroles humaines qui poussent malheureusement à la division et à la compétition, la volonté divine est celle de l’unité entre juifs et chrétiens ».
Dans la même ligne, le cardinal Koch rappelle que « entre juifs et chrétiens, il ne doit y avoir aucune querelle d’héritage »La commission biblique pontificale l’avait d’ailleurs martelé à l’intention des catholiques de base : « sans le premier testament, le christianisme serait comme une plante sans racines, condamnée à se dessécher ! ».
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Le cardinal estime aussi qu’il ne peut y avoir qu’une seule voie de salut, Dieu n’ayant jamais renoncé à son alliance avec Israël, il n’y a pas deux voies antagonistes, mais deux traditions sœurs issues du même tronc hébraïque. La vision trinitaire, ajoute-t-il, devrait être perçue comme une interprétation chrétienne de la foi juive au Dieu unique, qui n’est pas remise en question. « Les juifs sont pour les chrétiens les premiers propriétaires des saintes écritures, poursuit-t-il, il ne faut pas les déposséder parce que ce même patrimoine nous est également confié ».
L’enracinement dans le judaïsme étant reconnu comme fondement essentiel du christianisme, le cardinal Koch en fait le logiciel principal de son engagement pour l’oecuménisme entre chrétiens de différentes confessions. Lors de la récente célébration des 500 ans de la Réforme à Berne, des rencontres ont été organisées par les protestants suisses, et Kurt Koch y était invité. A cette occasion, il a fait remarquer que la Réformation a pris des orientations différentes en Allemagne, en Suisse, et dans les pays nordiques. Ainsi, après Luther, Zwingli à Zürich et Calvin à Genève n’ont pas développé les mêmes positions, de même, les anglicans ensuite.
Le cardinal Koch a souligné que tous doivent aujourd’hui essayer de répondre à la prière du Christ dans l’évangile de Jean : « Que tous soient un ! ». Le but final de l’œcuménisme n’est pas de se satisfaire d’une diversité ecclésiale en tant que telle, mais de réaliser l’unité, en se reconnaissant ensemble comme Eglise du Christ et en célébrant l’eucharistie lorsque les temps seront parvenus à maturité. Face à ce grand défi auquel il ne se dérobe pas, le cardinal Kurt Koch précise :
« J’ai choisi comme patron de mon action œcuménique le prophète Moïse ! Après avoir sorti d’Egypte le peuple hébreu, il doit le conduire en terre promise. Il n’atteindra pas lui-même ce but mais il pense au sort de son peuple. Avoir Moïse comme patron, c’est le meilleur médicament contre la frustration ! ».
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Le cardinal relève le fait que – pour les catholiques – le dialogue autour de ces valeurs bibliques est essentiel, avec les juifs, avec les protestants et les orthodoxes. Car les efforts partagés sur le chemin de l’œcuménisme ont en même temps pour objectif de relever ensemble les défis majeurs de notre époque, le problème de la migration et la menace du terrorisme.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez prêtre, pour Dreuz.info.

« Si tout va mal, c’est la faute des juifs »


Entre Alan Dershowitz et Oliver Stone, Dershowitz est inutilement correct.

Si nous voulons changer le sentiment général vis-à-vis des juifs, nous devons aborder avec honnêteté l’expression : si tout va mal, c’est la faute des juifs.
Scénariste, réalisateur et producteur de cinéma, Oliver Stone est une idole culturelle. Il a gagné de nombreux Oscars et a contribué à la réalisation de douzaines de films cultes qui ont aidé à définir nos points de vue sur la guerre, l’amour, la politique et autres sujets importants. Oliver Stone est aussi un antisémite.
Alain Dershowitz est un avocat, un écrivain, un conférencier talentueux et une idole culturelle de bon droit. Il est aussi un inébranlable supporter d’Israël. Lorsque Dershowitz a entendu dire que Stone avait blâmé Israël de s’être immiscée dans les dernières élections américaines, il a mis Stone au défi de participer à un débat sur la pertinence ou non de cette déclaration.
M. Dershowitz a défendu la cause d’Israël depuis de nombreuses années et son soutien est réconfortant et impressionnant. En 2005, il a mené un débat épique avec le « basher » juif israélien Noam Chomsky à l’Université d’Harvard, et il travaille sans répit pour soutenir Israël sur tous les fronts.
Tout de même, à en juger par la croissance exponentielle de l’antisémitisme aux États-Unis et dans le monde récemment, ces efforts n’ont aucun impact. Même si ces arguments sont raisonnables, ils n’atténueront jamais l’antisémitisme parce que la haine n’a besoin d’aucun argument pour se justifier elle-même.

La haine du juif n’est pas logique

Tout au long de l’Histoire, la haine du juif a pris différentes apparences selon les époques. Les juifs ont été accusés d’empoisonner les puits, de préparer les matzot avec du sang d’enfants chrétiens (et maintenant de musulmans), d’être des fauteurs de guerre, de pratiquer l’usure, de faire du trafic d’esclaves, de conspirer pour dominer le monde, et de répandre des maladies (allant de la peste noire à l’Ébola). Les juifs ont été aussi accusés de manipuler les médias selon leurs besoins, de déloyauté envers leurs pays hôtes, de faire la cueillette d’organes et de répandre le sida.
En outre, les juifs sont souvent accusés de « crimes » conflictuels. Les communistes les ont accusés d’avoir créé le capitalisme et les capitalistes d’avoir créé le communisme. Les chrétiens les ont accusés d’avoir tué Jésus, alors que les dissidents de l’Église les ont blâmés pour avoir inventé le christianisme. Les juifs ont été étiquetés comme fauteurs de guerre et comme lâches, comme racistes et cosmopolites, mous et rigides et de nombreuses autres contradictions.
Clairement, la haine du juif est irrationnelle et profonde
Pour changer les sentiments des gens au sujet des juifs et de leur nation, à savoir Israël, nous devons faire appel à leurs sentiments, à leurs cœurs et non à leur raison. Pour ce faire, nous devons aborder l’expression à laquelle Dershowitz s’est référé dans la publication citée plus tôt : si tout va mal, c’est la faute des juifs.

La haine de l’extérieur et celle de l’intérieur

Comme l’irrationalité de la haine du juif le démontre, les juifs ne sont pas une nation ordinaire. Depuis le début, ses plus éminents promoteurs ont été la cible d’agression et d’inimitié. Abraham a été jeté dans une fournaise après que son propre père, Terah, l’ait amené devant le roi pour être jugé. Terah n’a pas contesté le verdict. Joseph fut jeté dans une fosse pleine de serpents et ensuite vendu comme esclave par ses propres frères après qu’ils eurent renoncé à leur plan initial de l’assassiner. Moïse fut pourchassé par son grand-père adoptif, le Pharaon, et il fut souvent critiqué par son propre peuple.
Après Moïse, quand le peuple d’Israël a été établi comme une nation, il a souffert de conflits internes, qui ont été aussi mauvais, sinon pires, que les ennemis qu’il a rencontrés à l’extérieur. Le Premier Temple fut détruit à cause d’idolâtrie, d’inceste et de bains de sang. Même avant sa destruction, les rois hébreux Achaz et Ezéchias ont tous les deux pillé le temple et donné ses trésors à des rois étrangers.
Quant au Deuxième Temple, les Hellénistes, des juifs qui voulaient établir la culture et les croyances grecques en Israël, ont haï si férocement leurs frères, qu’ils les ont combattus jusqu’à la mort, au lieu des Grecs.
Finalement, la haine de soi a provoqué la ruine du Deuxième Temple et un exil qui a duré deux mille ans. Pis encore, Tiberius Julius Alexandre, le général commandant les armées romaines qui ont conquis Jérusalem, détruit le temple et exilé ses habitants, était un juif d’Alexandrie dont le père avait fait don d’or et d’argent pour les portes du Temple. En fait, avant que Tiberius Julius Alexandre ne se rue sur Jérusalem, il avait anéanti sa communauté native d’Alexandrie, causant « un carnage alors que le sang des 50 000 victimes, dont les corps avaient été entassés, coulait dans tout le quartier », selon l’historien juif romain Flavius Josèphe.
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Dans une chronique précédente, j’ai mentionné bon nombre d’évènements où les juifs se sont retournés contre leur propre peuple. Il se trouve que nous sommes uniques, non seulement en ce qui concerne la haine impitoyable et irrationnelle dont nous souffrons de l’extérieur, mais aussi de celle, profonde, que les juifs ressentent et affichent à l’égard de leurs frères. Ceci appelle une question : qu’y  a-t-il chez les juifs qui en font les objets d’une répugnance si omniprésente ?

Qui est juif ?

Il est écrit dans le livre Yaarot Devach (partie 2, Drouch n° 2) que le mot Yehudi (juif) vient du mot hébreu Yihudi, qui signifie uni. Quand Abraham le Patriarche a d’abord établi son groupe, il l’a fait sur la toile de fond d’un éclat d’égoïsme dans l’empire babylonien où il était né. Le livre Pirké de Rabbi Eliezer, décrit comment les constructeurs de la tour de Babel « voulaient se parler entre eux, mais ils ne connaissaient pas la langue de l’autre. Et que s’est-il passé ? Ils ont sorti leur épée et ils se sont entretués. En effet, la moitié du monde a été massacré là-bas et à partir de là, ils se sont dispersés dans le monde entier ».
Pour venir en aide aux Babyloniens, Abraham a mis au point une méthode pour relier les gens entre eux. Il a réalisé que l’égoïsme s’était intensifié plus rapidement que ce que le peuple pouvait supporter. Par conséquent, plutôt que de tenter de restreindre leur ego, Abraham a suggéré qu’ils se concentrent sur la connexion. De cette façon, il espérait que ses compatriotes surmonteraient leur égoïsme et se relieraient.
Bien qu’Abraham ait été expulsé de Babylone (ayant survécu à la fournaise), il a continué à faire circuler ses idées alors qu’il se dirigeait vers la Terre d’Israël. Dans Mishneh Torah (chapitre 1) Maimonide écrit que : « Petit à petit, Abraham, avec sa femme Sarah, a rassemblé des dizaines de milliers de personnes, tous versés à s’unir au-dessus de leur ego. »
Cette caractéristique particulière aux disciples d’Abraham, de faire de l’unité et de la fraternité, le moyen tout comme la fin, est devenue l’essence du judaïsme. C’est pourquoi Hillel l’Ancien a dit à l’homme qui voulait se convertir : « Ce que tu hais, ne le fais pas aux autres, c’est l’entièreté de la Torah » (Shabbat31a) et c’est pourquoi Rabbi Akiva a affirmé : « Aime ton prochain comme toi-même, c’est la grande règle de la Torah » (Talmud de JérusalemNédarim, 30b)
Nous sommes devenus une nation lorsque nous avons fait le vœu d’être comme « un seul homme dans un seul cœur » et immédiatement après, nous avons reçu la tâche « d’être une lumière pour les nations », de diffuser notre unité particulière à tous. Tout comme Abraham avait l’intention de le faire à Babylone, lorsqu’il a voulu propager l’unité sans discrimination, nous avons reçu la tâche d’être une lumière pour toutes les nations, de répandre l’unité partout dans le monde.
Par conséquent, notre nationalité consiste en deux principes : 1) être unis comme un seul homme dans un seul cœur, 2) de partager la méthode pour atteindre l’unité avec l’humanité entière. Si nous ne respectons pas ces deux règles, nous ne sommes pas juifs.
Comme ces deux principes ont été l’essence de notre peuple depuis ses débuts, toute accusation que les juifs infligent du mal au monde, comme l’expression que Dershowitz a mentionnée, si tout va mal, c’est la faute des juifs, est une déclaration (habituellement inconsciente) que les juifs ne sont pas des juifs. En d’autres termes, ils ne projettent pas l’unité et la fraternité, mais bien leur opposé.
Dans certains cas, la sensation des antisémites, que l’égoïsme des juifs est un problème, est si intense, qu’ils peuvent la verbaliser. Le philosophe et anthropologue allemand, Ludwig Feuerbach a écrit dans L’essence du christianisme : « Les juifs ont gardé leur particularité jusqu’à maintenant. Leur doctrine, leur Dieu sont les principes les plus pratiques dans le monde, à savoir l’égoïsme. »
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Si c’est cela que nous projetons, est-ce étonnant que nous soyons haïs ? Nous avons pu nous acquitter du « verdict » d’être « une lumière pour les nations », mais les nations ne nous en ont jamais acquittés. Leurs accusations, les normes morales élevées selon lesquelles elles jugent Israël et les juifs, leur admiration et leur peur parlent d’elles-mêmes. Cela ne nous aidera pas d’essayer d’être comme elles, nous ne serons pas acceptés comme telles. Les nations s’attendaient, s’attendent et s’attendront toujours à ce que nous soyons un phare d’unité, « une lumière pour les nations ».
Jusqu’à ce que nous nous unissions au-dessus de notre haine, tout comme nos ancêtres l’ont fait, il y a des millénaires, nous continuerons d’être les parias du monde.
Aucun argument convaincant, aucune preuve concluante ou solide évidence ne convaincront les Oliver Stone de ce monde qu’ils ont tort. Dans leurs cœurs, ils savent qu’ils ont raison, que les juifs sont à blâmer pour tout ce qui se passe de mauvais dans le monde. Pour M. Stone, ce qui est mauvais est représenté par l’élection de Donald Trump comme président. Mais, même avant que Trump ne soit élu, Stone a trouvé des raisons de détester les juifs, prouvant une fois de plus que la haine s’accroche à tout prétexte pour se justifier, en dépit des vérités objectives.
Par conséquent, si nous voulons éradiquer l’antisémitisme, nous devons faire ce que nous voulons le moins : nous unir avec nos frères à la tribu, nos compatriotes juifs, au-delà de nos disputes, aliénation et haine.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michaël Laitmann pour Dreuz.info.

Comment ses reportages sur le terrain ont modifié l’opinion d’un reporter pro-palestinien.....


Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cet article de Stuart, publié en exclusivité par le site HonestReporting, le 22 juin dernier.

Comment le fait de vivre en Israël a changé ma vision du conflit

J’ai toujours voulu être journaliste.
Le journalisme m’est toujours apparu comme un travail important dont le but est de remettre en question les préjugés du public, de lui apporter des vérités difficiles à admettre, de l’informer honnêtement.
Depuis qu’adolescent j’ai passé deux semaines en Égypte — en janvier 2001, moins d’un an avant le 11 septembre — j’ai rêvé d’être un journaliste indépendant au Moyen-Orient.
J’étais fasciné par le terrorisme, par l’idée que quelqu’un puisse croire à quelque chose au point d’être prêt à donner sa vie.
Tout journaliste veut couvrir les événements importants, et je pensais que le Moyen-Orient était l’endroit le plus intéressant sur Terre.
J’ai donc décidé d’y aller.

les médias d’information considèrent «l’histoire d’Israël» comme étant l’histoire de l’échec moral juif. Les événements qui vont à l’encontre de ce dogme sont souvent ignorés

En 2015, alors que j’avais 32 ans, j’ai regardé avec ma femme une carte du Moyen-Orient et nous avons choisi de nous installer à Jérusalem. Non seulement la ville est occidentale et relativement sûre, mais elle est à un jet de pierres du conflit le plus connu au monde. Cet été-là, nous avons tous deux démissionné de nos emplois à New York et nous sommes allé vivre en Israël.
L’appétit du public pour les nouvelles émanant d’Israël est presque sans fond, et il ne m’a pas été difficile de trouver du travail après notre installation à Jérusalem.
J’ai rapidement commencé à vendre des reportages aux agences de presse des États-Unis, du Royaume-Uni et d’Australie, ainsi qu’à Al Jazeera English, basée au Qatar.
Il est devenu immédiatement évident pour moi que la plupart de ces agences voulaient des reportages qui mettraient en évidence la souffrance des Arabes et feraient porter sur Israël la responsabilité de cette souffrance.
Tout comme Matti Friedman, l’ancien éditeur du bureau de l’Associated Press (AP) à Jérusalem, l’a écrit dans The Atlantic en 2014, les médias d’information considèrent «l’histoire d’Israël» comme étant l’histoire de l’échec moral juif. Les événements qui vont à l’encontre de ce dogme sont souvent ignorés.
Je me suis contenté de suivre, moi aussi, cette ligne pendant mes premiers mois en Israël, parce que j’y croyais.
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Comme je l’ai écrit récemment dans The Jerusalem Report, j’avais une vision profondément négative de l’État juif jusqu’à ce que j’aille y vivre.
J’ai grandi dans une ville de WASP (White Anglo-Saxon Protestants) de la Nouvelle-Angleterre où tout le monde est démocrate de gauche.
Pour une raison quelconque, l’hostilité vis-à-vis d’Israël est un réflexe automatique de la gauche aux États-Unis (aussi dans une grande partie de l’Europe).
Influencé par mon environnement, je croyais qu’Israël était la brute de la région et constituait le principal obstacle à la paix au Moyen-Orient.
Mais les Affaires étrangères semblent toujours différentes lorsqu’on adopte le point de vue local, et nulle part cela n’est plus vrai qu’en Israël.
J’ai pris conscience de cela lors d’un bel après-midi ensoleillé, peu de temps après mon arrivée à Jérusalem.
Ce jour-là, je suis allé couvrir une manifestation arabe devant une prison israélienne près de Ramallah. Un journaliste du journal The Independent et moi y sommes allés en voiture. Nous sommes tombés sur un groupe d’environ 100 manifestants arabes qui marchaient vers la prison.
Quand ils sont arrivés, environ une demi-douzaine de soldats israéliens sont venus à leur rencontre. Les Arabes ont rapidement mis en place un barrage de pneus brûlés pour bloquer la fuite éventuelle des Israéliens.
De plus en plus de manifestants sont arrivés, je ne sais d’où. Je les ai vus se regrouper rapidement sur les collines surplombant la prison, vêtus de masques et de keffiehs.
C’était comme une scène de Game of Thrones. Certains avaient des couteaux dans leur ceinture. D’autres avaient apporté des ingrédients pour fabriquer des cocktails Molotov. Ils ont pris position sur les collines et ont commencé à lancer des pierres et des morceaux de béton vers les six soldats israéliens situés plus bas.
Les Israéliens étaient tellement peu nombreux que je ne pouvais m’empêcher de remettre en question l’idée selon laquelle Israël jouait le rôle de Goliath et les Arabes le rôle de David dans ces affrontements, car là devant moi, c’était exactement le contraire qui se produisait.
Lorsque j’ai visité la bande de Gaza quelques mois plus tard, j’ai encore vu la différence entre la façon dont les journalistes présentent cet endroit et la réalité.
Quand vous voyez les reportages aux nouvelles, vous pensez que Gaza ressemble à un tas de décombres à l’instar de Homs ou d’Alep. En fait, Gaza n’est guère différente de l’ensemble du monde arabe.
En huit jours passés dans la Bande de Gaza, je n’ai pas vu un seul bâtiment endommagé par la guerre jusqu’à ce que je demande expressément à mon guide de m’en montrer un.
En réponse, elle m’a conduit à Shujaya, un quartier de la ville de Gaza qui est un bastion connu du Hamas et reste visiblement endommagé par la guerre de 2014.
La destruction de Shujaya était-elle choquante ? Oui. Mais elle était très localisée, et pas du tout indicative du reste de Gaza.
Le reste de Gaza n’est pas si différent de nombreux pays en développement : les gens sont pauvres, mais ils parviennent à se ravitailler et même à s’habiller et à être heureux la plupart du temps.

je trouve bizarre que de temps à autre, les agences de presse étrangères ne voient pas la nécessité de présenter ne serait-ce qu’un seul reportage sur les quartiers riches de Gaza

En fait, il y a des parties de la Bande de Gaza qui sont assez agréables. Je suis allé manger dans des restaurants où les tables sont en marbre et où les serveurs portent des gilets et des cravates. J’ai vu d’énormes villas sur la plage qui ne seraient pas déplacées à Malibu et, juste en face de ces villas, j’ai visité une nouvelle mosquée dont la construction a coûté 4 millions de dollars.
Est-ce que les Gazaouis subissent des privations ? Certainement.
La plupart d’entre eux vivent-ils dans des bâtiments détruits, ouverts aux éléments tels que les médias les présentent ? Pas du tout.
Je ne leur reproche pas les tables en marbre ou les villas à côté de la plage. Comme tout le monde, ils veulent vivre à l’aise et profiter de la vie.
Mais je trouve bizarre que de temps à autre, les agences de presse étrangères ne voient pas la nécessité de présenter ne serait-ce qu’un seul reportage sur les quartiers riches de Gaza ou sur les mosquées qui valent des millions de dollars.
Elles préfèrent se concentrer sur la partie réduite de la Bande de Gaza qui est encore endommagée par la guerre contre Israël en 2014 (une guerre que le Hamas a provoquée) parce que cela confirme le dogme selon lequel Israël est une superpuissance qui brutalise les Arabes à des fins égoïstes et parce que c’est ce que nombre de gens veulent entendre.
Peu importe le fait que la liberté de la presse à Gaza et ailleurs dans le monde arabe est pratiquement inexistante.
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À bien des égards, tenter de faire des reportages à partir de Gaza demeure une entreprise absurde et dangereuse. Au cours d’une seule semaine à Gaza, j’ai eu à deux reprises des problèmes avec le Hamas pour avoir enfreint leurs règles strictes concernant la couverture médiatique.
La première fois, mon guide et moi étions sur la promenade de la plage dans la ville de Gaza, interviewant les gens au sujet d’une prochaine élection (qui a été annulée par la suite, ce qui n’est pas étonnant étant donné que la plupart des dirigeants arabes détestent la démocratie).
Après environ 15 minutes, un jeune homme vêtu en pantalon cargo et T-shirt s’est approché de nous et a eu une conversation désagréable en arabe avec mon guide. Après quoi, mon guide m’a dit que nous devions partir immédiatement parce que l’homme, un agent de renseignements du Hamas, était mécontent de nous voir poser des questions politiques aux gens.
La deuxième fois, mon guide et moi photographions des bâtiments détruits à Shujaya lorsque deux soldats du Hamas, dont aucun n’avait plus de 25 ans, ont couru vers notre voiture, ont confisqué nos cartes d’identité et mon appareil-photo et nous ont escortés dans une caserne militaire où un groupe de fonctionnaires du Hamas nous a longuement interrogés sur qui nous étions et sur ce que nous étions venus faire.
Ils ont examiné toutes les photos de mon appareil avant de nous laisser partir.
Mon guide était visiblement ébranlé. Je ne peux pas lui en vouloir : le Hamas arrête souvent, bat et parfois même torture les journalistes dont les reportages les font mal paraître.
* * *
Lors de mon séjour en Israël, j’ai constaté que beaucoup de journalistes semblent se considérer comme des défenseurs [de la cause «palestinienne»].
Ils parlent du journalisme comme d’un moyen de faire l’éloge des opprimés et, pour beaucoup d’entre eux, les Arabes sont les opprimés.
Un bon journaliste n’est pas censé défendre un côté ou l’autre. Il dit la vérité, peu importe qui paraît bien et qui paraît mal, parce que la vérité est neutre.
Compte tenu de cela, il n’est peut-être pas surprenant que les journalistes en Israël et dans les territoires occupés par les Arabes aient tendance à être proches des membres des ONG humanitaires. Ils fréquentent les mêmes milieux, vont manger et boire ensemble.
Cela explique peut-être la raison pour laquelle presque tous les articles sur Internet concernant Israël citent des militants des Nations Unies, d’Amnesty International, de Human Rights Watch ou d’autres ONG de ce genre.
En tant que reporter, il est facile de citer ces groupes car ils fournissent toutes les informations dont on peut avoir besoin, de manière accessible et facilement compréhensible.
J’admire beaucoup le travail que font ces ONG.
Le problème, c’est qu’ils s’expriment la plupart du temps contre Israël.
Trop souvent, c’est Israël qui est blâmé pour la souffrance des Arabes, plutôt que l’insensibilité et la corruption des dirigeants arabes, qui sont manifestement en grande partie responsables des difficultés que connaît la population.
Ces groupes ont leurs propres objectifs, mais comme ils présentent au public un visage attrayant quand ils se projettent en porte-parole des opprimés, la plupart des gauchistes vivant aux États-Unis et en Europe les croient sur parole.
* * *

la génération des enfants du millénaire préfère voir ses propres opinions validées plutôt que de lire des articles équilibrés et impartiaux. Ils ne veulent pas que leurs préjugés soient remis en cause

Travailler en tant que journaliste en Israël pendant un an et demi n’a pas détruit ma foi dans le journalisme.
Mais cette expérience a augmenté mon scepticisme quant à son apport positif pour l’humanité.
Huit ans de travail comme reporter m’ont alerté de plus en plus sur la façon dont les médias prennent parti.
Les éditeurs visent aujourd’hui la génération des enfants du millénaire sur les réseaux sociaux. Ces derniers préfèrent voir leurs propres opinions validées plutôt que de lire des articles équilibrés et impartiaux. Ils ne veulent pas que leurs préjugés soient remis en cause.
Si les médias n’existent que pour nous conforter dans ce que nous croyons déjà, nous n’en serons que plus divisés et il y aura de plus en plus de conflits dans le monde. »
*******

Conclusion

La question qu’on pourrait se poser, c’est comment se fait-il qu’en moins d’un an et demi, Hunter Stuart a pu faire une telle prise de conscience alors que plus de 700 correspondants étrangers ont couvert la même région durant les mêmes événements sans piper mot sur les pressions exercées par le Hamas ? (voir l’article de Jared Malsin publié en décembre 2014 dans la Columbia Journalism Review [archives.cjr.org], où il est dit que les reporters nient avoir subi des pressions du Hamas, leur excuse étant qu’ils n’avaient pas accès aux militants du Hamas et qu’ils n’en ont vu aucun !)
L’exemple de Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jérusalem pendant 34 ans, est un exemple d’aveuglement.
Enderlin continue de prétendre, même après avoir pris sa retraite en 2015 (lejdd.fr), que Mohamed al Dura est mort des suites de tirs venus de la position israélienne comme il l’a raconté dans son reportage mensonger en 2001, en dépit de la démonstration de Philippe Karsenty et d’autres qui montrent que c’était faux et impossible.
Enderlin a toujours refusé d’avouer qu’il a été manipulé par son cameraman arabe.
Là où Stuart a vu clair, Enderlin qui est si intelligent n’a vu que du feu.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : traduction Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.
* Hunter Stuart est un journaliste et écrivain qui a plus de 8 ans d’expérience professionnelle. Il travaille actuellement en tant qu’éditeur principal chez Dose Media à Chicago. Il a été journaliste et rédacteur en chef au Huffington Post à New York de 2010-2015. Plus récemment, il a travaillé pendant un an et demi en tant que reporter indépendant au Moyen-Orient, où il a écrit pour Vice, The Jerusalem Post, Al Jazeera English, International Business Times entre autres.
Ses reportages sont également apparus sur CNN, Pacific Standard, Daily Mail, Yahoo News, Slate, Talking Points Memo et The Atlantic Wire.

samedi 24 juin 2017

Katz suggère au Roi saoudien d’inviter Bibi Netanyahu ©


Un Ministre israélien de premier plan a formulé un plaidoyer passionné à l’adresse du Roi d’Arabie Saoudite, afin qu’il invite le Premier Ministre Binyamin Netanyahu en visite officielle à Riyad.
Dans un discours qu’il a formulé lors de la Conférence annuelle d’Herzliya 2017, jeudi, Yisraël Katz – le Ministre israélien des Renseignements et des transports, membre du parti dirigeant, le Likoud – a déclaré : « Je fais cet appel à Salman, le Roi d’Arabie Saoudite, afin qu’il invite lePremier Ministre d’Israël, Netanyahu, en Arabie Saoudite »
S’adressant directement à Salman, Katz a déclaré : « Nous avons pu voir quel hôte merveilleux vous pouvez être… quand le Président Donald Trump s’y est rendu ».
« Vous pouvez aussi envoyer votre héritier, le nouveau, le Prince Mohammed bin Salman,” a poursuivi Katz dans son allocution, lors de cet événement annuel qui examine les principaux défis sécuritaires et politiques au Moyen-Orient. « C’est une personne particulièrement dynamique. C’est un innovateur. Il veut réaliser une percée et il y parviendra ».

« Cela en serait un bon moyen… Nous savons vous savez ce qu’est l’Irna », a déclaré Katz à propos des Saoudiens. « Ils savent que nous devons créer un couloir (aérien) vis-à-vis de l’Iran. Vous pouvez l’envoyer pour une entrevue en Israël et je vous promet qu’il sera très bien reçu comme un invité bienvenu ».
Le nouveau Prince régnant, âgé de 31 ans mène son pays dans une campagne militaire contre les rebelles Houtis du Yémen soutenus par l’Iran et il est réputé pour sa posture hostile envers régime de Téhéran. Lors d’une rencontre avec Trump à Washington DC, en mars, lui et le Président ont promis de combattre « les activités de déstabilisation régionale de l’Iran ».
Egalement, lors de la Conférence d’Herzliya, le Ministre de la Défense, Avigdor Lieberman a appelé à l’établissement de « relations diplomatiques et économiques pleines et entières » entre les pays arabes et l’Etat Juif.

Par Ben Cohen
http://jforum.fr/katz-suggere-au-roi-saoudien-dinviter-bibi-netanyahu.html