samedi 22 juillet 2017

Israël, la Palestine et le droit international....


Toutes les démarches contestant la légalité de la présence israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem sont illégales. A commencer par la résolution 2334 du Conseil de Sécurité.

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a voté le 23 décembre 2016 une résolution (UNSC 2334) déclarant illégales toutes les mesures en termes d’aménagement du territoire, d’urbanisme, de peuplement ou de développement économique prises par Israël dans les territoires dont il a pris le contrôle à l’issue de la guerre des Six Jours. Cette résolution, qui s’applique notamment à tous les quartiers de Jérusalem situés au-delà de la ligne de démarcation en vigueur jusqu’au 4 juin 1967 – « Jérusalem-Est », c’est à dire aux deux tiers de cette ville – a été adoptée par quatorze membres du Conseil de Sécurité sur quinze. Le quinzième membre du Conseil, les Etats-Unis, s’est abstenu. Quand des résolutions analogues avaient été présentées dans le passé, les Etats-Unis leur avaient opposé leur veto, ce qui annulait purement et simplement la démarche. Cette fois-ci, la résolution est valide.
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Il y a lieu de penser que l’administration Donald John Trump, qui succédera l’administration Barack Hussein Obama le 20 janvier 2017, prendra des mesures pour empêcher l’exécution de la résolution UNSC 2334 ou pour imposer son abrogation. Si tel est le cas, le moyen le plus simple d’y parvenir est de contester non seulement la pertinence ou la légalité de cette résolution – qui, entre autres choses, viole et vide de son sens une résolution antérieure sur laquelle elle prétend s’appuyer, la résolution UNSC 242 du 22 novembre 1967 – , ou le fonctionnement actuel de l’Organisation des Nations Unies (ONU), de plus en plus aberrant au regard de sa Charte constitutive, mais bien la légalité de toute démarche contestant la légalité de la présence juive en Cisjordanie et à « Jérusalem-Est ».

La résolution UNSC 2334, comme la plupart des autres déclarations ou résolutions de l’ONU ou d’autres instances internationales prétendant mettre fin à « l’occupation israélienne » en Cisjordanie et à « Jérusalem-Est » et défendre « les droits du peuple palestinien », affirme de manière axiomatique qu’Israël n’est en l’occurrence que l’occupant militaire de territoires qui lui sont étrangers et sur lesquels il ne détient aucun autre droit. Or cette affirmation est fausse.

En effet, aux termes du droit international, la Cisjordanie et « Jérusalem-Est » appartiennent toujours, le 23 décembre 2016 à la Palestine, telle qu’elle a été créée par une déclaration des Grandes Puissances adoptée lors de la Conférence de San Remo, le 25 avril 1920, et par un mandat de la Société des Nations (SDN) adopté le 24 juillet 1922. Cette Palestine est explicitement décrite dans ces deux documents comme le Foyer National du peuple juif. Et l’Etat d’Israël en est depuis 1948 le seul successeur légal.

Quelles qu’aient été alors les arrière-pensées stratégiques ou politiques des Britanniques, des autres Grandes Puissances et des membres de la Société des Nations (SDN), quels qu’ait été par la suite leur attitude, la création sous leur égide d’une Palestine/Foyer national juif, et donc, à terme, d’un Etat d’Israël, est pleinement valide selon le droit international public. Et donc irréversible.

Cela tient à trois raisons. Tout d’abord, la Grande-Bretagne et les Puissances alliées exercent une autorité légitime et absolue sur la Palestine au moment où elles prennent ces décisions. Par droit de conquête, ce qui est alors suffisant en soi, et par traité, la Turquie ayant renoncé à ce territoire à trois reprises : un armistice signé en 1918, le traité de Sèvres de 1920, et enfin le traité de Lausanne de 1923, qui se substitue au précédent. Certes, le texte de Lausanne n’a été formellement signé qu’en juillet 1923, après la promulgation du Mandat ; mais le gouvernement turc a fait savoir dès 1922 qu’il ne contestait celui de Sèvres qu’à propos de l’Anatolie, et acceptait au contraire ses dispositions sur les autres territoires qui relevaient jusqu’en 1914 de l’Empire ottoman, à commencer par le Levant.

Ensuite, la Puissance ou le groupe de Puissances qui contrôle légitimement un territoire en dispose à sa guise. Ce principe ne fait l’objet d’aucune restriction avant et pendant la Première Guerre mondiale. A partir du traité de Versailles, en 1919, son application est tempérée par un autre principe, l’autodétermination des populations. Mais il reste en vigueur pour l’essentiel : l’autodétermination étant tenue pour souhaitable a priori, mais ne revêtant jamais de caractère obligatoire, et pouvant même être refusée (ce sera le cas de l’Autriche germanophone, à laquelle le traité de Versailles interdit, dès 1919, de s’unir à l’Allemagne). La Grande-Bretagne, les Puissances alliées et la SDN sont donc juridiquement en mesure de créer n’importe quelle entité dans les territoires dont la Turquie s’est dessaisie et l’attribuer à n’importe quel seigneur ou groupe humain. Ce qu’elles font, en établissant  plusieurs Etats arabes (Syrie puis Liban, Irak, Transjordanie) et un Etat juif (la Palestine) ; en installant à la tête de certains de ces Etats des souverains (Fayçal en Irak, Abdallah en Transjordanie) ou en réservant d’autres, de manière implicite ou explicite, à une communauté ethnico-religieuse particulière (les chrétiens au Liban, les druzes et les alaouites dans certaines régions de la Syrie, les Juifs en Palestine) ; en renonçant à créer un Etat arménien en Anatolie orientale, ou un Etat kurde aux confins de l’Anatolie et de la Mésopotamie ; en contraignant de manière arbitraire plusieurs ethnies et communautés à vivre au sein d’un même Etat en Irak.

Enfin, une Puissance ou un groupe de Puissances peut disposer d’un territoire de deux façons : en lui refusant toute personnalité propre, à travers une annexion ou un statut de dépendance complète ; ou en la lui accordant. Dans le premier cas, elle peut lui imposer successivement, et pour ainsi dire à l’infini, les statuts les plus divers. Dans le second, elle ne peut revenir sur le statut initialement accordé. Les territoires non-européens conquis par les Alliés de la Première Guerre mondiale entrent tous dans cette dernière catégorie : qu’il s’agisse des colonies et dépendances allemandes d’Afrique et du Pacifique ou des possessions levantines, mésopotamiennes et arabiques de l’Empire ottoman. Ils ont tous été érigés en « territoires mandataires », dotés d’une personnalité et ayant vocation à l’indépendance en fonction de leur « niveau de développement ».

Un mandat est un instrument par lequel une personne (le mandant) en charge une autre (le mandataire) d’exécuter une action. Par extension, ce peut être également un instrument par lequel une personne majeure, tutrice légale d’une personne mineure, charge une autre personne majeure d’exécuter une action au profit de sa pupille. C’est exactement la situation que décrit la Charte de la SDN quand elle crée des « territoires mandataires » dans le cadre du traité de Versailles. L’article XXII de la Charte déclare : « Aux colonies et territoires qui, par suite de la guerre, ne sont plus sous la souveraineté des Etats qui les gouvernaient dans le passé et dont la population n’est pas encore capable de se gouverner elle-même, on appliquera le principe selon lequel le bien-être et le développement de ladite civilisation constitue une mission civilisatrice sacrée… La meilleure méthode pour accomplir cette mission sera de confier la tutelle de ces populations à des nations plus avancées… » Il distingue ensuite entre des territoires mandataires susceptibles d’accéder rapidement à une existence indépendante (qui seront qualifiés par la suite de « mandats de la classe A »), d’autres où celle-ci ne pourra être assurée que dans un avenir plus lointain (« classe B ») et quelques-uns, enfin, qui pour telle ou telle autre raison, notamment l’absence d’une population substantielle, pourront être administrés, en pratique, comme une partie intégrante du territoire de la puissance mandataire (« classe C »).

La Palestine, comme tous les territoires précédemment ottomans, fait partie de la classe A. Le texte même du Mandat ne laisse aucune ambiguïté sur la population en faveur de laquelle la tutelle est organisée en termes politiques et qui doit donc disposer, à terme, d’un Etat indépendant : il s’agit exclusivement du peuple juif ((articles II, IV, VI, VII, XI, XXII, XXIII), même si les droits civils des autres populations ou communautés, arabophones pour la plupart, sont expressément garantis.

Cette décision n’a rien d’arbitraire ou d’injuste, dans la mesure ou d’autres Mandats sont établis au même moment en faveur de populations arabes du Levant et de Mésopotamie, sur des territoires plus étendus. Mais même si elle était arbitraire ou injuste, ou si la population non-juive n’était pas consultée ni autorisée à faire valoir son droit à l’autodétermination, elle n’en serait pas moins parfaitement conforme au droit. Comme la Cour internationale de justice devait le réaffirmer sans cesse par la suite, notamment une cinquantaine d’années plus tard, en 1975, à propos du Sahara Occidental, dont l’Espagne entendait se dessaisir au profit du Maroc et de la Mauritanie, sans consulter la population locale : « La validité du principe d’autodétermination, définie comme la nécessité de prendre en considération la volonté librement exprimée des peuples, n’est nullement affectée par le fait que dans certains cas l’autorité internationale a dispensé d’organiser une telle consultation auprès des habitants d’un territoire donné. Ces décisions ont été fondées soit sur la considération que la population en question ne constituait pas ‘un peuple’ jouissant du droit à l’autodétermination, soit sur la conviction qu’une consultation n’était pas nécessaire compte tenu de certaines circonstances ».

Une fois la Palestine dotée d’une personnalité en droit international public et érigée en Foyer national juif, personne, ni la puissance tutélaire britannique, ni les Puissances en général, ni la SDN en particulier, ni l’ONU en tant qu’héritière et successeur de la SDN depuis 1945, ne peut la dépouiller de ces caractères. C’est une application du principe le plus ancien et le plus fondamental du droit international public : les traités lient absolument et irrévocablement les Etats qui les concluent, et ont priorité sur leurs lois internes. Ou pour reprendre l’adage latin : pacta sunt servanda (« Il est dans la nature des traités d’être intégralement exécutés »). C’est aussi la conséquence de l’article 80 de la Charte des Nations Unies, qui stipule que les dispositions concernant les pays sous tutelle internationale ne peuvent être modifiées. Seul le bénéficiaire du Mandat – le peuple juif – peut librement et volontairement renoncer à ce qui lui a été octroyé.

(Il convient de noter, accessoirement, que la légalité ontologique des traités et décisions souveraines créant des Etats ou fixant leurs frontières, en dehors de toute considération logique ou éthique, s’applique à toutes les entités de droit international. La plupart des Etats actuels de l’Europe centrale et balkanique ont été créés arbitrairement et non sans diverses injustices par le traité de Versailles de 1919, puis modifiés, non moins arbitrairement et en vertu d’une justice non moins relative, par les vainqueurs de 1945 ; la quasi-totalité des Etats actuels du Proche et du Moyen-Orient, d’Asie du Sud, d’Asie du Sud-Est, d’Afrique et d’Océanie ont été façonnés arbitrairement et souvent de manière injuste par les puissances occidentales dans le cadre du système colonial qui a prévalu jusqu’aux années 1940-1970. Pour autant, l’existence de ces Etats et la permanence de ces frontières sont tenues pour intangibles.)

De fait, la politique réellement menée par les Britanniques en Palestine dès 1923 et jusqu’en 1947 semble bien avoir eu pour objet d’amener les instances représentatives du peuple juif en général, à commencer par l’Organisation sioniste mondiale, et du peuple juif palestinien en particulier, à renoncer volontairement à leurs droits sur la Palestine. Et elle a été largement couronnée de succès : ces instances ayant accepté ou toléré successivement l’amputation de la Palestine orientale  ou transjordanienne, en 1923, les restrictions diverses apportées à l’immigration juive, des projets de « partition » de la Palestine occidentale, entre Méditerranée et Jourdain – Plan Peel de 1937, Plan Woodhead de 1938 -, l’indépendance de la Transjordanie en 1946. Sans l’inique Livre Blanc de 1939, qui ne prétendait plus aménager le Mandat avec le concours plus ou moins forcé et contraint des Juifs, mais l’abolir, les Juifs palestiniens n’auraient pas probablement engagé, dès 1939 pour les uns, à partir de 1945 pour les autres, une action politique et militaire en vue de la transformation de la Palestine mandataire en Etat juif souverain.

Cette action politique et militaire amène la Grande-Bretagne à renoncer le 2 avril 1947 au mandat sur la Palestine. Le 29 novembre 1947, les instances représentatives juives acceptent un plan de partage de la Palestine occidentale en trois entités – Etat juif, Etat arabe et zone internationale provisoire (corpus separatus) de Jérusalem – élaboré par une commission de l’ONU, et ratifiée par l’Assemblée générale de cette organisation. Si les instances représentatives arabes de Palestine et les pays de la Ligue arabe avaient également donné leur accord, les droits des Juifs à l’ensemble d’un territoire de Palestine, tels qu’ils avaient été énoncés par les actes internationaux de 1920 et 1922, auraient été définitivement restreints au seul Etat juif ainsi défini et dans une moindre mesure à Jérusalem.

Mais ni les instances arabes palestiniennes ni les pays de la Ligue arabe n’ont accepté le plan de l’ONU. Or le droit international public prévoit une telle situation : la nature d’un traité étant d’être exécuté, un traité qui ne l’est pas, par suite du retrait ou de la défaillance de l’une des parties concernées, est réputé nul et non avenu, et la situation juridique antérieure, statu quo ante, est reconduite. Comme le note dans un télégramme au Quai d’Orsay un diplomate français en poste à Jérusalem pendant la guerre de 1947-1948, les dispositions du Mandat de 1923 redeviennent donc « la loi du pays ». Elles « s’accomplissent » immédiatement en Israël, tant dans le territoire attribué aux Juifs par le plan de partage de 1947 que dans les secteurs conquis en 1948 sur ce qui aurait pu être constitué en Etat arabe ou en zone internationale de Jérusalem : puisque le nouvel Etat est établi au profit et dans l’intérêt du peuple juif, conformément au Mandat, notamment en matière d’immigration. Elles restent en vigueur, bien qu’ « inaccomplies » et suspendues sine die,  dans les zones qui passent sous le contrôle d’Etats arabes : la plus grande partie de la Cisjordanie et les secteurs nord, est et sud de Jérusalem, occupés par les Transjordaniens (qui prennent à cette occasion le nouveau nom de Jordaniens) ; et la bande de Gaza,  occupée par l’Egypte.

(Il existe, sur ce point, une jurisprudence de la Cour internationale de justice (ICJ) : l’opinion, rendue en 1950, sur le Sud-Ouest Africain – la Namibie actuelle -, colonie allemande devenue mandat de catégorie C à l’issue de la Première Guerre mondiale, que l’Afrique du Sud entendait annexer. La Cour internationale avait estimé à cette occasion qu’un mandat de la SDN, sans acception de catégorie, ne pouvait être éteint que par la réalisation de son objet premier, quel qu’il soit, même si les conditions géopolitiques s’étaient modifiées.)

En 1949, Israël signe des cessez-le-feu avec tous ses voisins. Ces accords doivent être  suivis de traités de paix. Mais le chef d’Etat arabe le plus disposé à une telle évolution, le roi Abdallah de Jordanie, est assassiné dès 1951. Ses successeurs – son fils Talal, puis le Conseil de Régence qui prend le pouvoir en 1952 – interrompent les négociations. En Egypte, le régime fascisant instauré par Gamal Abd-el-Nasser en 1953 rejette toute normalisation avec Israël. Les autres pays arabes se raidissent à leur tour. Ce n’est qu’en 1979, trente ans après les cessez-le-feu de Rhodes, dix ans après la mort de Nasser, et après plusieurs autres guerres majeures, qu’un premier traité de paix israélo-arabe sera enfin signé à Washington : entre Israël et l’Egypte. Un second traité, avec la Jordanie, sera signé en 1994, quarante-cinq ans après Rhodes.

La logique de 1947 s’applique à 1949. Si des traités de paix avaient confirmé les cessez-le-feu, dès les années 1950, et transformé les lignes d’armistice (la « ligne verte ») en frontière internationale, les dispositions du Mandat de 1923, un moment ranimées du fait de la non-application du plan de partage, se seraient définitivement éteintes en Cisjordanie, dans le secteur de jordanien de Jérusalem, et à Gaza ; Israël n’aurait pu exercer par la suite la moindre revendication sur ces territoires. Mais en l’absence de traité, l’Etat juif garde ses prérogatives. Ce que révèle brusquement la guerre des Six Jours qui, en 1967, lui livre les trois territoires contestés, ainsi le Golan syrien et le Sinaï égyptien : tout en se conformant, en pratique et pour l’essentiel, aux obligations d’une « puissance occupante »,  telles qu’elles sont définies par les conventions de Genève, les Israéliens rappellent qu’ils détiennent des droits éminents sur toute l’ancienne Palestine mandataire. Ils s’en autorisent pour réunifier Jérusalem sous leur autorité, mais aussi pour « implanter » des localités civiles israéliennes en Cisjordanie et à Gaza. Sous un régime de simple occupation militaire, cela pourrait constituer une violation de la IVe Convention de Genève. Compte tenu du statut juridique originel de la Palestine, c’est au contraire un acte légitime. Même s’il peut être considéré, politiquement ou géopolitiquement, pour inopportun.

De nombreux juristes de premier plan souscrivent à cette analyse : notamment l’Américain Eugene Rostow, ancien doyen de la faculté de droit de Yale, et ancien sous-secrétaire d’Etat sous l’administration Johnson, et l’Australien Julius Stone, l’un des plus grands experts en droit international du XXe siècle. Cela amène les pays où le droit en soi joue un rôle dans le débat politique, notamment les Etats-Unis, à reconnaître explicitement les droits éminents du peuple juf sur l’ancienne Palestine mandataire – le Congrès américain votera en 1995, sous l’administration Clinton, une loi enjoignant l’installation de l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem – , ou du moins réserver leur opinion, en parlant de « territoires contestés » (disputed areas) plutôt que de « territoires occupés » (occupied areas). Cela empêche, par ailleurs, le vote d’éventuelles sanctions contre Israël, dans des organisations internationales où les ennemis de l’Etat juif – pays arabes ou musulmans, Etats communistes jusqu’au début des années 1990, et pays dits « non-alignés » – disposent pourtant de « majorités automatiques ».

Pour autant, les Israéliens ont longtemps hésité à faire de leurs droits éminents le cœur de leur argumentation diplomatique sur la question des territoires conquis en 1967.

Leur principale motivation, à cet égard, a longtemps relevé de la politique intérieure. Cette question a servi jusqu’aux accords d’Oslo de 1993, voire même jusqu’au retrait de Gaza en 2005, de démarcation symbolique entre une droite populiste ou religieuse, décidée à les conserver, et une gauche élitiste et laïque, prête à les céder en échange de la paix : si bien que les hommes politiques,  diplomates et juristes de gauche ou du centre-gauche ont redouté, en insistant sur la notion de droits éminents, de faire le jeu de leurs adversaires de droite ou du centre-droit.

Une seconde motivation était d’ordre technique : les Israéliens ont jugé plus simple d’exciper,  pour l’ancien secteur jordanien de Jérusalem, de la Cisjordanie et de Gaza, d’un statut de territoire au statut indéterminé. En effet, l’annexion des deux premiers territoires à la Jordanie n’a jamais été reconnue en droit international entre 1949 et 1967 ; et le troisième territoire, Gaza, a été placée pendant la même période sous une simple administration égyptienne. Mais en fait cette doctrine subsidiaire renvoie implicitement aux droits éminents, Israël faisant valoir sur ces territoires, outre son droit incontestable d’ « occupant belligérant » à la suite de la guerre de 1967, des « droits antérieurs » sur l’ensemble de la Palestine mandataire.

En janvier 2012, le gouvernement israélien a demandé à une commission spéciale d’examiner le statut juridique de la Cisjordanie et des localités juives qui y ont été créées depuis le cessez-le-feu de 1967. Connue sous le nom de Commission Lévy du nom de son président, Edmund Lévy, ancien juge à la Cour suprême d’Israël, celle-ci a retenu explicitement, dans un rapport daté du 21 juin 2012 et rendu public le 9 juillet de la même année, la doctrine des droits éminents de l’Etat hébreu sur la Cisjordanie, et donc de la légalité absolue de ses localités juives. Le document a été ensuite examiné et approuvé par le Bureau du Conseiller juridique du Gouvernement, un organisme comparable, par ses attributions et son autorité, au Conseil d’Etat français.
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En apportant son soutien à la résolution UNSC 2334, le président Obama donne à son successeur, le président Trump, l’opportunité de redéfinir clairement la doctrine diplomatique américaine sur la Palestine. Et d’exiger sans détours le respect du droit.
© Michel Gurfinkiel, pour michelgurfinkiel.com

vendredi 21 juillet 2017

Mont du Temple : Le chef du Hamas appelle le monde musulman à ‘passer à l’action’....


 Le leader du Hamas, Ismail Haniyeh, a fustigé le monde musulman vendredi dans un discours prononcé à Gaza, mettant en cause son inaction au cours de la semaine qui vient de s’écouler, suite à la mise en oeuvre de nouvelles mesures de sécurité israéliennes au mont du Temple, à Jérusalem.

Cette sécurité renforcée, notamment à l’aide de détecteurs de métaux et de caméras posés à l’entrée du lieu saint, a été mise en place la semaine dernière suite à un attentat terroriste meurtrier au cours duquel trois Arabes israéliens ont émergé du complexe et ont tué deux agents de la police israélienne avec des armes à feu, qu’ils avaient auparavant dissimulées sur le site.

Les Palestiniens ont depuis fait part de leur désaccord en affrontant la police quotidiennement depuis l’attaque du 14 juillet, à proximité du mont du Temple et à Jérusalem-Est.
Les chefs religieux musulmans ont donné pour instruction aux fidèles désireux de prier de refuser de passer à travers les détecteurs de métaux posés à l’entrée du mont du Temple.
Seuls quelques Palestiniens ont accepté de se conformer aux contrôles de sécurité et sont entrés sur le site vendredi, des milliers d’autres priant ou protestant à divers endroits de la ville.
« Où es-tu, nation d’un milliard, alors que la prière est interdite à la mosquée Al-Aqsa ? Où sont tous les sommets arabes alors que la mosquée est souillée par les colons ? » a-t-il demandé. Les Palestiniens se réfèrent souvent aux Israéliens comme étant des « colons ».
Haniyeh a demandé une action urgente « pour faire face à l’agression et au terrorisme israéliens à Al-Aqsa », la mosquée située sur le mont du Temple qui accueille également le sanctuaire du Dôme du Rocher et qui est considérée comme le troisième lieu le plus saint de l’islam après la Mecque et Médine.
Le mont du Temple, cet endroit où se dressaient les temples bibliques, est le site le plus saint aux yeux des Juifs.
« Je dis à l’ennemi sioniste qu’Al-Aqsa et Al-Quds [Jérusalem] sont des lignes rouges », a dit Haniyeh, ajoutant que la « politique de fermeture [israélienne] et la mise en oeuvre de mesures de sanction… ne passeront jamais ».
Haniyeh a organisé un rassemblement massif vendredi à Gaza contre le renforcement des mesures de sécurité d’Israël.
Le groupe terroriste basé à Gaza avait réclamé jeudi une « journée de colère » vendredi à Jérusalem. Les prières du vendredi rythment la journée la plus sainte de la semaine pour les Musulmans sur le mont du Temple.

Claude Rich, le prince s’en est allé.....



Claude Rich avait le charme des comédiens qui ont domestiqué leur sensibilité par un travail acharné sur le texte. L’audace des timides. Il pouvait alors exprimer toute la panoplie des caractères humains avec cette façon si singulière d’interpréter sans flonflons, sans boursouflures, comme si ses paroles venaient habiller l’âme, quitte à la brouiller. Par sa grâce, il laissait aux spectateurs le plaisir d’imaginer, de pénétrer dans le tréfonds de ses personnages.

Avec Claude Rich, le théâtre avait trouvé son Machiavel

On ne louera jamais assez la pudeur des très grands tragédiens. La retenue comme puissance d’évocation était son arme favorite sur les planches. Avec lui, le moindre rôle prenait une patine de maturité, de complexité, il endossait alors d’infinies variations d’humeurs. Il réussissait à peindre mille nuances sur son visage aristocratique. D’un regard ou d’un silence, il était là, il prenait tout l’espace, sa présence intimidait et réjouissait. Le théâtre avait trouvé son Machiavel.
Claude Rich dépassait le cadre de l’acteur seulement brillant, il était tout à la fois, le rôle, l’atmosphère, le passé et l’introspection. Jamais, je n’ai entendu un acteur suspendre le temps avec autant de délicatesse, et nous faire plonger dans les gouffres intérieurs de Talleyrand, de l’inspecteur Bonny, du juge Delmesse ou du commissaire Ballestrat. L’incertitude était son territoire d’expression, son air de liberté. Il a réussi à pousser ses personnages jusqu’à l’ambivalence, jouant sans cesse dans les interstices, soufflant les mots avec componction et s’amusant du trouble qu’il pouvait distiller.

On ne demandait pas un selfie à Claude Rich

En plus de 60 ans de carrière au cinéma, sa silhouette hiératique et ce long corps souple surmonté d’un port de tête altier prenaient des nuances tantôt comiques, tantôt glaçantes devant la caméra. Claude Rich ne gesticulait pas comme tant d’usurpateurs. Quand un acteur de ce niveau-là disparaît à l’âge de 88 ans en plein été, la comparaison avec les nouvelles générations est désespérante, voire désobligeante pour ces derniers. Il était d’une autre race, celle des seigneurs.
Il y avait chez lui une intelligence gamine, une réserve moqueuse, une culture sans artifice et un sourire qui pouvait vous crucifier sur place ou vous charmer. En somme, une classe folle. Cet homme dont le métier était d’exposer la cruauté du monde avait su conserver un insondable mystère. Un étrange phénomène dans notre époque vulgaire où tout doit éclater au grand jour, faire du bruit et salir les nobles sentiments. On ne tapait pas sur l’épaule de Claude Rich, on ne lui demandait pas un selfie, on ne le hélait pas dans la rue, on ne voulait rien savoir de sa vie de famille, la distance qu’il imposait, restera pour nous une leçon de savoir-vivre.

Claude Rich n’a pas dit son dernier mot

Merci Monsieur pour ces marques de respect. Aujourd’hui, on repense à tous ses films. On le revoit en jeune dégingandé, adepte de la musique dodécaphonique et doté d’un esprit virtuose. Cet Antoine qui commençait à les briser menu à Lino dans les « Tontons », c’est un vieux camarade de classe. Une évanescence des Sixties, délicieuse et obsédante qui nous accompagnera de longues années.
Comment cet après-midi, ne pas pleurer sur le sort de Ballochet dans Le Caporal épinglé, film qu’il fit en excellente compagnie avec notamment Jean-Pierre Cassel, Claude Brasseur et Jean Carmet. Cet aviateur binoclard sans ailes qui se rêve en héros et dont le désespoir non dénué de panache touche en plein cœur. Que dire de Huchon dans Les Copains d’Yves Robert, normalien à lunettes et flutiste sentencieux. Ce plaisir gourmand des phrases alambiquées et du pas de côté lui étaient propres. Croisement entre Buster Keaton et Jean Giraudoux, Claude Rich n’a pas dit son dernier mot. Il faudra le voir et le revoir dans ses nombreux films pour, à chaque fois, apprécier les multiples facettes de son jeu, y déceler une attitude inattendue, un ton nouveau, une ironie mordante, une féerie tombée du ciel qui fascineront toujours.

Israël : Les médecins du Centre médical Sheba guérissent un enfant atteint de cancer grâce à « la thérapie cellulaire CAR T »


(Ramat Gan – Israël) – Le Centre médical Sheba est devenu le premier hôpital israélien à obtenir une rémission totale chez les enfants atteints de leucémie, grâce à un traitement médical innovant, « la thérapie cellulaire CAR T », dans le cadre d’un essai clinique.

La thérapie cellulaire CAR T a enregistré un taux de réponse positive de 75% sur 17 patients traités au Centre médical Sheba qui n’avaient pas réagi aux traitements traditionnels du cancer qu’ils avaient subis auparavant.

Ce traitement de pointe utilise les propres cellules T des patients, prélevées sur leur système immunitaire et manipulées génétiquement en laboratoire afin de produire des récepteurs spéciaux appelés récepteurs antigéniques chimériques (CAR) qui sont ensuite armés et attachés à une cible particulière sur les cellules cancéreuses (un antigène).

Les cellules sont cultivées en laboratoire jusqu’à ce qu’elles se multiplient par millions puis sont réintroduites dans le patient.

Le département d’hémato-oncologie pédiatrique de Sheba et l’institut d’immuno-oncologie Ella Lemelbaum ont été à l’initiative de la thérapie cellulaire CAR T, Sheba devenant ainsi l’un des seuls centres hospitaliers du monde à produire ce type de cellules et à utiliser avec succès son traitement innovant, dans le cadre d’essais cliniques expérimentaux.

« Nous avons le privilège de produire nos propres cellules ainsi que d’effectuer la recherche et les essais cliniques au sein de nos laboratoires, sans dépendre d’aucune entreprise du secteur de l’industrie pharmaceutique en Israël ou aux États-Unis » a confié le docteur Michal Besser, directrice du laboratoire de l’institut d’immuno-oncologie Ella Lemelbaum au Centre médical Sheba.

 « Nous conduisons des essais cliniques et faisons de la recherche sur la thérapie avec des cellules T depuis plusieurs décennies. Avec un taux de rémission de 75% des patients atteints de leucémie et de lymphome avancé, chez lesquels tous les traitements classiques avaient échoué, nous sommes convaincus que ce type de thérapie servira de plate-forme dans la lutte contre d’autres formes de cancer et d’autres maladies dans un proche avenir. »
Source

http://www.europe-israel.org/2017/07/israel-les-medecins-du-centre-medical-sheba-guerissent-un-enfant-atteint-de-cancer-grace-a-la-therapie-cellulaire-car-t/

La police israélienne interdit l’accès à la vieille ville de Jérusalem aux hommes de moins de 50 ans.....



La police israélienne a indiqué vendredi matin que l’accès à la vieille ville de Jérusalem serait interdit aux hommes de moins de 50 ans afin de prévenir tout débordement au lendemain de violentes manifestions qui ont fait plusieurs dizaines de blessés.

« L’entrée dans la vieille ville et au Mont du Temple sera réservée aux hommes de 50 ans et plus. Les femmes de tous âges seront admises« , a dit la police dans un communiqué.
Plus tôt dans la nuit de jeudi à vendredi, le Cabinet de sécurité israélien a décidé du maintien des détecteurs de métaux installés en début de semaine aux entrées de l’esplanade des Mosquées, à l’issue d’une réunion d’urgence qui s’est tenue en marge des protestations.
« Israël est dévoué à préserver le statu-quo au Mont du Temple ainsi que la liberté d’accès aux lieux saints. Israël est dévoué à la sécurité de tous les pèlerins et visiteurs du Mont du Temple« , a déclaré le communiqué du gouvernement diffusé tôt ce matin après quatre heures d’entretien entre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, ses ministres, et des chefs de la sécurité.
« Le Cabinet a autorisé la police israélienne à prendre toute décision qui permet d’assurer le libre accès aux lieux saint, tout en maintenant le sécurité et l’ordre public« , a précisé et conclu le document.
Dans le même temps, une nouvelle série d’affrontements ont éclaté jeudi soir au Mont du Temple près de la Porte des Lions à l’entrée de la vieille ville, lorsqu’une foule de manifestants palestiniens ont lancé des pierres et des bouteilles en verre en direction des policiers israéliens.
Lors des heurts 5 policiers israéliens et 22 Palestiniens ont été blessés.
Pour faire face à de nouvelles violences l’armée israélienne a indiqué avoir déployé des renforts à Jérusalem, et 5 bataillons supplémentaires ont été placés en état d’alerte.
Les autorités musulmanes, soutenues par de nombreux pays arabes de la région, accusent l’Etat hébreu de violation des règles du site. Israël de son côté, assure ne pas vouloir modifier les règles tacites du statu quo.

Quand Google livre sur un plateau la preuve que le peuple palestinien a été inventé dans les années 60.....


Dreuz a constamment de nouveaux lecteurs, et une question récente m’a rappelé qu’il n’existe pas beaucoup d’informations honnêtes sur les origines du conflit arabo-israélien, et qui explique les droits des uns et des autres.

Pour cela, il me semble utile de republier un certain nombre d’articles qui couvrent le sujet. En voici le premier d’une série.

Google a un outil de recherche peu connu mais bien utile (Ngram), qui fouille non pas les sites internet mais tous les livres, magazines, journaux, périodiques publiés depuis 1800 jusqu’à nos jours, et il vous dit combien de fois les mots clefs que vous recherchez ont été mentionnés – par année.

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Si vous tapez Palestinian people, Palestinian state dans Google Ngram, vous obtenez le graphique suivant, qui vous indique depuis quand le peuple palestinien est mentionné dans les livres : il n’existe rien avant 1960 :



Si vous comparez avec le peuple français, la différence saute aux yeux :



En français la recherche « peuple palestinien » faite sur les livres, magazines et journaux imprimés en langue française, renvoie exactement le même résultat : il n’existe aucune trace d’un « peuple palestinien » dans l’histoire – avant 1960.



Là encore, une recherche sur « peuple français » se passe de commentaire :



Mais après tout, un peuple a le droit de se constituer, il faut bien un début à tout.

Concernant le peuple palestinien, deux auteurs, Guy Millière et David Horowitz, dans leur livre Comment le peuple palestinien fut inventé*, démontrent que le peuple palestinien est une invention récente, confirmant la recherche Google.

Si la communauté internationale n’était pas devenue folle, elle ne refuserait pas de regarder la vérité en face. Mais voilà, cette vérité bouleverse un certain nombre « d’acquis » géopolitiques :

Le premier est que le peuple palestinien n’existant pas avant 1960, la notion de Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes régulièrement invoquée pour justifier la revendication d’un Etat palestinien sur la Palestine ancienne ne s’applique pas.
Le second est que ce peuple ne peut revendiquer aucun lien historique – pré-1960 – avec Jérusalem. Ainsi, toutes les résolutions de l’UNESCO attribuant un patrimoine aux Palestiniens sont les travaux de faussaires, et leurs liens avec les lieux saints de Jérusalem ou de Bethléem, des mensonges.
Le troisième est que les quelque 5 millions de « réfugiés palestiniens » comptabilisés par l’UNRWA ne sont pas des réfugiés palestiniens. Au mieux, la plupart de leurs aïeuls sont des travailleurs immigrés qui sont venus habiter la région.
La quatrième est intéressant car il jette de la lumière sur des questions restées sans réponses :

pourquoi, avant la déclaration l’Etat d’Israël de 1948, les Arabes qui vivaient sur place n’ont jamais senti le besoin de se constituer en peuple ou en Etat ?
Pire, pourquoi, lorsque la Jordanie a occupé la Judée Samarie pendant les 19 ans de 48 à 67, les Arabes de la région n’ont pas dénoncé l’occupation, et réclamé la création d’un Etat ?
Pourquoi l’occupation jordanienne ne leur posait-elle pas problème ? Pourquoi n’a-t-elle fait naître en eux aucune revendication ?

La réponse à ces questions est que les Arabes ne se voyaient pas comme un peuple, encore moins comme un « peuple palestinien ». Cela explique pourquoi ils n’avaient aucune revendication territoriale, et qu’il n’en existait pas dans la première convention de création de l’OLP.

Pour la plupart, les habitants de la région se considéraient comme jordaniens, leur pays d’origine, pays qui venait d’ailleurs d’être créé sur le sol de Palestine. Ils n’avaient aucun problème avec une Jordanie occupant Jérusalem et la Judée : c’était leur pays !

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La cinquième est que si le besoin de se constituer en peuple n’est pas né, s’il ne s’agit pas d’un peuple au sens étymologique, c’est à dire un « ensemble d’êtres humains formant une communauté structurée, d’origine commune », mais d’un peuple « politique », nous avons là un peuple construit en réaction à Israël. Est-ce un peuple moins légitime ? Pas forcément. Mais ce n’est pas un peuple à qui l’on peut attribuer le moindre passé.

Corollaire

Puisque Google nous confirme que le peuple palestinien est inventé vers 1960, c’est de 1960 que date l’origine commune de ce peuple. Avant 1960, l’origine des Arabes de la région est à chercher ailleurs.

Les « frontières de 67 » dont certains parlent de l’existence à tort, ne peuvent pas exister avec un Etat et un peuple qui n’existent pas. Pas d’Etat, pas de frontière, c’est une lapalissade.

Il apparaît difficile de se constituer en peuple en 1960 et de revendiquer une archéologie, une histoire, et des racines. (Sauf à bénéficier de complicité dans les organismes internationaux comme l’ONU, l’UNESCO, l’UNWRA et l’UE).
Conclusion



Puisqu’il n’existe pas de peuple palestinien, les chercheurs et historiens ne devraient pas avoir trop de difficulté à tracer la provenance des ces personnes qui se sont, depuis 1960, constituées en peuple.

Combien d’entre elles sont venues des contrées voisines comme travailleurs immigrés pour travailler dans les entreprises créées par les Juifs arrivés massivement d’Europe en Palestine ottomane au début de l’ère industrielle, dans la seconde moitié du 19e siècle ? Combien vivaient déjà sur place ?

Ces deux groupes ont des liens et des droits très différents avec cette partie de la terre de Palestine.

J’ai la chance d’être l’heureux possesseur d’un exemplaire original, daté de 1714, du livre Palestina, de Relandi, un géographe qui a sillonné la région pour en faire le relevé. L’ouvrage d’un peu plus de 1000 pages qui a la taille d’un gros dictionnaire est illustré de nombreuses cartes dépliantes.

J’ai remarqué sur ces cartes et les relevés que parmi toutes les villes, villages, hameaux, lieux recensés par Relandi, un seul porte un nom arabe : al Ramle. Tous les autres sont hébraïques – ils ont été créés par les juifs, qui habitent la région sans discontinuité depuis environ 5000 ans.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

"L'UNESCO est partenaire à part entière dans l'incitation palestinienne"


"L'UNESCO est un partenaire à part entière de la fausse incitation des palestiniens et de l'islam radical qui affirment que al-Aqsa (une mosquée construite sur le Mont du Temple Juif) est en danger," a déclaré l'ambassadeur d'Israël à l'UNESCO (Paris), Carmel Shama HaCohen.

HaCohen a déclaré qu'Israël espère voir la fin de l'incitation qui provient d'histoires sensationnelles et fausses publiées par les medias arabes et palestiniens sur le Mont du Temple.

Cette année, le conseil exécutif de l'UNESCO et son comité du patrimoine mondial ont adopté une résolution qui désavoue la souveraineté israélienne sur le Mont du Temple dans la vieille ville de Jérusalem. Cela suit deux années de résolutions qui ignorent également les liens juifs avec le Mont du Temple, ainsi que la ville de Jérusalem dans son ensemble, en se référant au site le plus sacré du judaïsme uniquement par le nom qui lui a été donnée par les musulmans.

Il parlait alors que des tensions sont ressenties dans la vieille ville de Jérusalem depuis que trois terroristes arabes aient commis un attentat sur le Mont du Temple vendredi dernier, tuant deux policiers israéliens. Les terroristes ont été abattus et tués par la police israélienne alors qu'ils tentaient de fuir le site de l'attaque.

La décision d'Israël de placer des détecteurs de métaux aux entrées du site par s'assurer que des armes n'y soient pas introduite a suscité l'indignation chez les fideles musulmans, qui préféreraient d'autres attaques terroristes plutôt que de passer sous un portique de sécurité.

Au lieu d'entrer sur le Mont du Temple, les musulmans ont tenus des prières juste à côté des détecteurs de métaux posés à la Porte des Lions en signe de protestation.

Shama HaCohen a déclaré qu'il était certain qu'en octobre, le conseil exécutif de l'UNESCO condamnerait Israël pour avoir placé des détecteurs de métaux sur le site. Le texte de cette résolution indiquera très probablement que les détecteurs de métaux nuisent à l'intégrité du site, à la liberté de culte et au statu quo de la région.

Pour aider à remédier à la situation, son bureau a demandé à la directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, de condamner toute tentative d'utiliser le Mont du Temple comme lieu pour lancer des attaques terroristes.

Il est important que Bokova affirme que l'incitation et le terrorisme sont les véritables menaces ici, a déclaré Shama HaCohen. La lettre envoyée par son bureau dit : "la vieille ville de Jérusalem et ses murs, y compris le Har Habait (Mont du Temple), est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO et, en tant que directeur général de cette organisation, je vous exhorte fortement à condamner cette attaque mortelle et honteuse qui s'est produite sur un site du patrimoine mondial de l'UNESCO."

"En outre, je vous exhorte à condamner l'utilisation du Har Habait (Mont du Temple) comme un lieu de lancement d'attaques terroristes contre Israël et de condamner aussi les violations par les terroristes de la sainteté de ce lieu sacré," dit la lettre.